1. Aperçu
Des sources signalent que Tren de Aragua est [traduction] « le gang le plus nombreux du Venezuela » (Kneip 2024-08-20) ou [traduction] « le seul gang du Venezuela qui a réussi à étendre son pouvoir dans d’autres pays » (InSight Crime 2025-04-25). Selon un rapport du Conseil national du renseignement (National Intelligence Council – NIC) des États-Unis [1] publié en avril 2025 et partiellement caviardé, Tren de Aragua est un [traduction] « gang transnational du Venezuela », qui est présent dans « au moins 7 pays d’Amérique du Sud et des Caraïbes » (É.-U. 2025-04-07, 1).
La firme IBI Consultants, une [traduction] « société privée d’experts-conseils en sécurité nationale » qui a des bureaux dans les Amériques et mène des recherches sur la criminalité organisée transnationale en Amérique latine (IBI Consultants s.d.), fait observer que, de 2018 à 2023, Tren de Aragua est devenu un [traduction] « réseau transnational » à mesure que des Vénézuéliens ont migré vers la Colombie, l’Équateur, le Pérou, le Chili et, [traduction] « dans une moindre mesure », la Bolivie et le Brésil (IBI Consultants [2025-03], 9). Le NIC signale que Tren de Aragua s’est étendu [traduction] « en Bolivie, au Chili, en Colombie, en Équateur, au Pérou, à Trinité-et-Tobago et aux États-Unis, en particulier », et il ajoute que les autorités du Nicaragua et du Panama ont « aussi déclaré avoir eu affaire à » des personnes « affiliées » à Tren de Aragua (É.-U. 2025-04-07, 1). Citant un rapport du Centre de renseignement stratégique (Centro de Inteligencia Estratégica – CIES) [2], le journal équatorien El Universo signale que Tren de Aragua est [traduction] « vraisemblablement présent » en Colombie, en Équateur, au Pérou, en Bolivie, au Chili, au Brésil et au Costa Rica (2025-02-05).
D’après le NIC, l’organisation travaille en [traduction] « cellules plus ou moins organisées de petits réseaux criminels dispersés », et il précise que, selon des « informations » divulguées par le département de la Sécurité intérieure (Department of Homeland Security – DHS) des États-Unis, les dirigeants de Tren de Aragua sont « probablement » en contact « à divers degrés » avec « certaines » cellules dans d’autres pays, « mais que les autres cellules mènent sans doute leurs activités et se coordonnent entre elles de façon indépendante » (É.-U. 2025-04-07, 1). Au cours d’un entretien avec le Dialogue interaméricain (Inter-American Dialogue – The Dialogue) [3], le directeur adjoint au contenu d’InSight Crime [4] a affirmé que Tren de Aragua [traduction] « fonctionne davantage comme un réseau informel de franchises criminelles que sous forme d’organisation centralisée » (The Dialogue 2025-09-25, 3). La firme IBI Consultants fait observer que Tren de Aragua a une [traduction] « chaîne de commandement claire », mais que ses « franchises locales » donnent suite aux ordres des dirigeants « comme ils jugent approprié de le faire selon les directives qui s’appliquent au territoire contrôlé » (IBI Consultants [2025-03], 9). L’organisation InSight Crime signale que, depuis que les autorités vénézuéliennes ont [traduction] « repris » le « quartier général » de Tren de Aragua à la prison de Tocorón, dans l’État d’Aragua [en septembre 2023 (InSight Crime 2025-04-25)], l’organisation [traduction] « est dépourvue d’idéologie ou de culture émanant de sa base, et elle manque d’unité » (InSight Crime 2025-08-17a). La même source ajoute que, depuis cette [traduction] « reprise », il y a « moins de signes de coordination et même de coopération » entre les « divers membres » de l’organisation (InSight Crime 2025-08-17a).
Le NIC fait observer que [traduction] « des entités criminelles ou des individus » « qui affirment appartenir à » Tren de Aragua utilisent le nom de l’organisation pour « tirer avantage de sa réputation », alors qu’ils n’ont aucun « lien direct » avec ses dirigeants (É.-U. 2025-04-07, 1). Selon InSight Crime, [traduction] « divers gangs qui tentent d’imiter l’organisation », mais qui n’ont « rien à voir avec elle », utilisent le nom Tren de Aragua dans le but de « susciter la peur » (InSight Crime 2025-08-17a).
Au début de 2025, Tren de Aragua a été désigné comme entité [version française du Canada] « terroriste » par le gouvernement du Canada (Canada 2025-02-20) et celui des États-Unis (É.-U. 2025-01-20).
2. Zones d’influence et d’opération
2.1. Venezuela
D’après InSight Crime, depuis la descente des autorités vénézuéliennes à la prison de Tocorón, des [traduction] « restes » de Tren de Aragua « subsistent » dans l’État d’Aragua, « mais sont affaiblis » (InSight Crime 2025-04-25). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un professeur agrégé de science politique à l’École navale des États-Unis dont les recherches portent principalement sur la gouvernance en Amérique latine, y compris au Venezuela, a déclaré que, depuis la descente à la prison de Tocorón, Tren de Aragua conserve une [traduction] « influence résiduelle » dans les États d’Aragua et de Carabobo, ainsi que dans les « périphéries urbaines » de Caracas (professeur agrégé 2025-12-25). Selon la même source, Tren de Aragua est devenu [traduction] « plus décentralisé » et « caché au pays » et mène ses activités grâce à un « réseau hybride » qui regroupe des cellules urbaines et une « enclave territoriale » dans l’État de Bolívar (professeur agrégé 2025-12-25). Une doctorante en science politique à l’Universidad de Los Andes, en Colombie, qui a publié des articles sur Tren de Aragua et est aussi membre du corps professoral de l’Universidad de La Salle, en Colombie, a déclaré dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches que la [traduction] « domination » de Tren de Aragua « s’exerce principalement dans des endroits stratégiques » où l’organisation a des « centres de formation et de logistique », soit dans certaines municipalités des États d’Aragua, de Miranda et de Carabobo, telles que Santos Michelena et Santiago Mariño, dans l’État d’Aragua (doctorante 2025-12-23). La même source a affirmé que Tren de Aragua exerce un [traduction] « contrôle prépondérant » sur les routes servant au passage des migrants irréguliers dans les États de Táchira et de Zulia, et que l’organisation a « renforcé sa présence » dans les États de Sucre et de Delta Amacuro (doctorante 2025-12-23).
Des sources ont fait observer que Tren de Aragua assure une présence [traduction] « renforcée » (doctorante 2025-12-23) ou contrôle une [traduction] « enclave territoriale bien établie » (professeur agrégé 2025-12-25) dans l’État de Bolívar (professeur agrégé 2025-12-25; doctorante 2025-12-23). Dans un article publié par InSight Crime en 2025, on peut lire que Tren de Aragua [traduction] « poursuit actuellement ses activités » dans l’État de Bolívar par l’intermédiaire du Syndicat de Las Claritas (Sindicato de las Claritas), un « gang puissant qui se livre à l’exploitation aurifère illégale » dans la ville de Las Claritas (InSight Crime 2025-04-25). Située au kilomètre 88 de l’autoroute, Las Claritas est une ville minière qui fait partie de la municipalité de Sifontes, dans l’État de Bolívar (Asociación de Mujeres por el Bienestar y Asistencia Recipróca s.d.). Citant des [traduction] « enquêtes menées par cybersurveillance », la Cour suprême (Tribunal Supremo de Justicia) du Venezuela a déclaré dans un jugement rendu en mars 2024 qu’une « bonne partie » de Tren de Aragua se trouve « actuellement » au Venezuela et que son poste de commandement se situe dans la zone minière le long du secteur 88 de l’autoroute qui traverse l’État de Bolívar (Venezuela 2024-03-21). Selon l’International Crisis Group (Crisis Group), Tren de Aragua contrôle [traduction] « plusieurs » zones minières à Las Claritas, près de la frontière brésilienne (Crisis Group 2025-07-29). L’organisation InSight Crime signale que, selon [traduction] « de multiple sources interrogées » dans l’État de Bolívar, des membres de Tren de Aragua, dont son chef, ont été aperçus à Las Claritas après l’intervention des autorités à la prison de Tocorón (2025-08-17b). D’après InSight Crime, la ville de Las Claritas est un [traduction] « bastion du gang » (2025-08-17a). La doctorante a affirmé que l’organisation prend part à des projets d’extraction illégale d’or dans l’Arc minier de l’Orénoque [5] (2025-12-23).
2.2. Costa Rica
L’Institut pour la paix et le développement (Instituto para la Paz y el Desarrollo – IPADES), un centre d’études et de formation au Costa Rica (IPADES s.d.), cite une criminologue qui affirme que des [traduction] « réseaux criminels transnationaux tels que Tren de Aragua […] mènent leurs affaires à partir des prisons et ont des cellules en place » au Costa Rica (IPADES 2025-08-05). L’Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale (Global Initiative Against Transnational Organized Crime – GI-TOC), une [traduction] « organisation indépendante de la société civile dont le siège est à Genève » (GI-TOC s.d.), écrit au sujet du Costa Rica dans son indice du crime de 2025 que des membres de Tren de Aragua ont été [traduction] « repérés » au Costa Rica, « parmi les migrants » (2025-11-10a, 5). Selon la BBC, qui cite une journaliste vénézuélienne experte en matière de criminalité organisée, [traduction] « on croit que [Tren de Aragua] est présent » au Costa Rica (BBC 2023-09-21). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, le Service d’enquête judiciaire (Organismo de Investigación Judicial – OIJ), qui est la police judiciaire du Costa Rica (Costa Rica s.d.), a affirmé que, depuis 2024, [traduction] « le plus important afflux » d’individus « associés à » Tren de Aragua « a été observé » dans la grande région métropolitaine [6], et l’OIJ a ajouté avoir constaté une « présence accrue » de ces individus à San José (Costa Rica 2025-12-23).
Selon le Bureau du procureur public (Ministerio Público) du Costa Rica [dont le nom se traduit également par Ministère public ou Bureau du procureur général], le Bureau du procureur adjoint contre la traite de personnes et le passage de clandestins (Fiscalía Adjunta contra la Trata de Personas y Tráfico Ilícito de Migrantes) a mené des [traduction] « descentes » en juillet 2025 afin de « démanteler » un « présumé réseau criminel […] associé à Tren de Aragua » et composé de « 12 ressortissants vénézuéliens au moins » qui « étaient actifs principalement » dans la grande région métropolitaine du Costa Rica (Costa Rica 2025-07-15). La même source ajoute que, dans le cadre de leurs interventions, les autorités ont effectué des [traduction] « descentes » dans le Barrio México et le district Merced à San José, ainsi qu’à Jacó, dans le canton de Garabito, et dans le canton d’Alajuela (Costa Rica 2025-07-15).
2.3. Équateur
Selon le quotidien équatorien El Comercio, [traduction] « au cours des dernières années », Tren de Aragua « a réussi à s’étendre à l’étranger, y compris en Équateur » (2025-01-30). Au cours d’un entretien avec la Direction des recherches, une professeure dans une université en Équateur qui est experte en matière de criminalité organisée transnationale a déclaré que, en Équateur, l’organisation [traduction] « ne pose pas de problème majeur », compte tenu de la taille de la population de migrants vénézuéliens comparativement aux autres pays avoisinants, et parce que la « gouvernance criminelle » [7] dans le pays est « consolidée » par les organisations criminelles « locales » (professeure 2025-12-31). L’organisation Transparencia Venezuela, le chapitre national de Transparency International [8], fait observer que la présence de Tren de Aragua en Équateur ne [traduction] « porte pas particulièrement à conséquence », en raison de la présence bien implantée d’autres groupes criminels (2025-04, 14). La même source précise que, dans ce pays, l’organisation [traduction] « a limité ses activités » aux « quartiers de migrants vénézuéliens » (2025-04, 14). À l’opposé, on peut lire dans El Universo que, selon le directeur d’un programme de recherche sur les conflits et la violence à l’Universidad Central del Ecuador, Tren de Aragua [traduction] « n’est pas présent dans le pays », en raison de « l’hégémonie des autres organisations criminelles » (2025-02-05).
Selon Transparencia Venezuela, il y a des [traduction] « doutes » quant aux « véritables liens » de « certains gangs criminels » en Équateur qui « affirment appartenir à Tren de Aragua » (2025-04, 32). La même source ajoute qu’on [traduction] « ne sait pas exactement » si « certains » de ces « gangs criminels » en Équateur sont une « franchise » de Tren de Aragua ou s’ils se servent du nom de l’organisation pour « négocier avec les groupes du pays et semer la peur et la terreur dans la population de migrants vénézuéliens » (Transparencia Venezuela 2025-04, 32). Dans un article paru en octobre 2025, le directeur et chercheur principal du Centre pour le développement mondial (Center for Global Development – CGD), un groupe de réflexion des États-Unis axé sur la recherche et la défense des droits, dont l’objectif est de [traduction] « réduire la pauvreté et les inégalités dans le monde » (WEF s.d.), signale la présence de cellules de Tren de Aragua qui mènent des activités en Équateur, d’après des [traduction] « informations récentes » (Bahar 2025-10-28). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, l’Observatoire équatorien du crime organisé (Observatorio Ecuatoriano de Crimen Organizado – OECO) [9] a affirmé qu’il n’y a [traduction] « aucune cellule structurée active qui a été repérée au pays jusqu’ici » (OECO 2026-01-28a).
La professeure a affirmé que Tren de Aragua est [traduction] « majoritairement établi » dans les régions frontalières de l’Équateur, près du Pérou et de la Colombie, et qu’on « peut le voir » à Huaquillas [près de la frontière entre l’Équateur et le Pérou] et dans la zone frontalière de Rumichaca [près de la frontière entre l’Équateur et la Colombie] (2025-12-31). La même source a déclaré que Tren de Aragua exerce un [traduction] « controle » sur les postes frontaliers de Rumichaca et de Huaquillas (professeure 2025-12-31). On peut lire dans El Universo que des groupes appartenant à Tren de Aragua [traduction] « auraient été repérés » dans la ville de Tulcán, près de la frontière colombienne, ainsi qu’à Ambato et à Baños, dans la province de Tungurahua, au centre du pays (2025-02-05). Selon Primicias, un média numérique équatorien, il y a des [traduction] « indices » de la présence de Tren de Aragua dans « au moins » 2 provinces, c’est-à-dire celles de Carchi et de Tungurahua (2023-11-02).
3. Activités
Des sources signalent que Tren de Aragua se livre notamment aux activités criminelles suivantes au Venezuela et à l’étranger :
- les vols à main armée (IBI Consultants [2025-03], 10) ou les vols (InSight Crime 2025-04-25);
- les meurtres à forfait (IBI Consultants [2025-03], 10; InSight Crime 2024-03-11);
- les cybercrimes (GI-TOC 2025-11-10b, 4; InSight Crime 2025-04-25);
- le trafic de stupéfiants (Espagne 2025-11-07; The Guardian 2024-11-01; GI-TOC 2025-11-10b, 4);
- l’extorsion (GI-TOC 2025-11-10b, 4; InSight Crime 2025-09-10; Zubillaga & Hanson 2025-03-03);
- la traite de personnes (InSight Crime 2025-09-10; Zubillaga & Hanson 2025-03-03; É.-U. 2024-08-19, 2);
- les enlèvements (InSight Crime 2025-04-25; The Guardian 2024-11-01);
- les prêts usuraires à l’extérieur du Venezuela (IBI Consultants [2025-03], 10; InSight Crime 2025-04-25);
- le passage de clandestins (InSight Crime 2025-09-10; The Guardian 2024-11-01);
- le commerce de la drogue (InSight Crime 2025-09-10; Zubillaga & Hanson 2025-03-03; IBI Consultants [2025-03], 10);
- l’exploitation minière (Crisis Group 2025-07-29) ou l’exploitation minière illégale (InSight Crime 2025-08-17b;).
L’organisation InSight Crime ajoute que les cellules de Tren de Aragua à l’extérieur du Venezuela se livrent au commerce de la drogue, à des enlèvements, à la traite de personnes, à des vols et au trafic de stupéfiants [traduction] « international à petite échelle », et que les activités criminelles de chaque cellule dépendent de « la situation propre à sa zone » (2025-04-25).
3.1. Venezuela
Selon le professeur agrégé, les activités [traduction] « principales » de Tren de Aragua au Venezuela sont notamment l’extorsion, les enlèvements, les meurtres à forfait et le « contrôle armé » (2025-12-25).
Des sources signalent que Tren de Aragua participe à l’exploitation [illégale (InSight Crime 2025-04-25)] des mines d’or à Las Claritas (Crisis Group 2025-07-29; InSight Crime 2025-04-25). D’après le professeur agrégé, dans la ville de Las Claritas, Tren de Aragua agit comme un syndicat minier : il [traduction] « impose une taxe sur la production, réglemente l’accès aux zones minières et contrôle les services auxiliaires » (2025-12-25). Dans le Miami Herald, un journal des États-Unis distribué dans le sud de la Floride, on peut lire que le Syndicat de Las Claritas, [traduction] « qui serait affilié » à Tren de Aragua, compte parmi les organisations criminelles « les plus notoires » et « établit des postes de contrôle illégaux » aux abords de la rivière Cuyuní, qui est un territoire revendiqué par le Guyana et le Venezuela (2025-06-11). La même source signale que le Syndicat de Las Claritas extorque de l’argent aux mineurs et règne sur ces régions, où [traduction] « le gouvernement est pratiquement absent » (Miami Herald 2025-06-11).
La doctorante a déclaré que Tren de Aragua exerce un [traduction] « contrôle prépondérant » sur les corridors de migration irrégulière (2025-12-23). Citant [traduction] « des ONG qui surveillent les zones frontalières pour repérer la traite de personnes », le Département d’État des États-Unis signale que Tren de Aragua, entre autres groupes criminels dans la région, « supervise les passages illégaux à la frontière colombienne et facilite la traite de personnes, ou y participe directement » (É.-U. 2024-08-19, 2). Selon la doctorante, dans les États de Sucre et de Delta Amacuro, Tren de Aragua [traduction] « supervise les voies maritimes » empruntées pour transporter illégalement des personnes, de la drogue et des armes vers les Caraïbes (2025-12-23).
3.2. Costa Rica
Selon des sources, Tren de Aragua pratique notamment les activités criminelles suivantes au Costa Rica :
- la traite de personnes (Costa Rica 2025-12-23) ou l’exploitation sexuelle (Teletica 2025-07-15);
- le passage de clandestins (Costa Rica 2025-12-23; GI-TOC 2025-11-10a, 5);
- le blanchiment d’argent (Costa Rica 2025-12-23);
- les homicides et les tentatives d’homicide (Costa Rica 2025-12-23; Teletica 2025-07-15);
- la fraude (Costa Rica 2025-12-23);
- la privation de liberté (Costa Rica 2025-12-23);
- la violation de lois relatives à la drogue (Costa Rica 2025-12-23);
- l’extorsion (Costa Rica 2025-12-23; GI-TOC 2025-11-10a, 5);
- le transport illégal d’armes autorisées (Costa Rica 2025-12-23);
- le vol d’identité ou l’usurpation de celle-ci (Costa Rica 2025-12-23);
3.3. Équateur
Des sources signalent que Tren de Aragua se livre notamment aux activités criminelles suivantes en Équateur :
- le trafic de stupéfiants (professeure 2025-12-31; Mongabay 2025-10-22);
- l’extorsion (Primicias 2025-09-30; El Universo 2025-02-05; Équateur 2024-05-01);
- les meurtres à forfait (Bahar 2025-10-28; Mongabay 2025-10-22; Primicias 2023-09-27);
- les enlèvements (OECO 2026-01-28a; Bahar 2025-10-28; Primicias 2023-09-27);
- le passage de clandestins (OECO 2026-01-28a; professeure 2025-12-31; GI-TOC 2025-11-10c, 3);
- la traite de personnes (OECO 2026-01-28a);
- l’exploitation sexuelle de migrants vénézuéliens (professeure 2025-12-31);
- le trafic d’armes (Mongabay 2025-10-22; OECO 2026-01-28a).
4. Cibles
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur les personnes prises pour cible par Tren de Aragua, en particulier au Costa Rica et en Équateur.
4.1 Venezuela
Le professeur agrégé a déclaré que les [traduction] « principales victimes » de Tren de Aragua sont « les personnes vulnérables financièrement », comme les travailleurs du domaine des transports, les propriétaires de petites entreprises et les commerçants au sein de l’économie parallèle (2025-12-25). La même source a précisé que Tren de Aragua cible ces personnes [traduction] « parce qu’elles génèrent des revenus prévisibles, mais n’ont pas concrètement accès à la protection offerte par l’État ou à des voies de droit » (professeur agrégé 2025-12-25). La doctorante a affirmé que Tren de Aragua extorque de l’argent à des commerçants et à des civils en les menaçant de violence (2025-12-23). De même, dans son indice du crime de 2025 pour le Venezuela, GI-TOC signale que Tren de Aragua, entre autres groupes criminels actifs au Venezuela, exerce un [traduction] « contrôle territorial grâce à des manœuvres d’extorsion violentes qui visent des entreprises, des industries et des individus » (GI-TOC 2025-11-10b, 3).
Selon le professeur agrégé, [traduction] « dans toutes les régions », les femmes et les migrants sont « démesurément exposés à l’exploitation sexuelle, à la traite et à l’intimidation » qui s’inscrivent dans les « économies criminelles » de Tren de Aragua (2025-12-25). La doctorante a affirmé que les migrants sont le [traduction] « plus fréque[mment] » la cible de la traite de personnes et du passage de clandestins par Tren de Aragua, « particulièrement dans les régions frontalières de Táchira et de Zulia » (2025-12-23). La même source a ajouté que Tren de Aragua profite du contrôle qu’il exerce sur les routes migratoires irrégulières pour [traduction] « faire subir de l’extorsion à des familles entières » et que, « dans de nombreux cas », il « les force à transporter des drogues ou des armes illicites » (doctorante 2025-12-23).
Le professeur agrégé a écrit que, dans l’État de Bolívar, [traduction] « les orpailleurs sauvages [10], les fournisseurs du secteur minier, les travailleurs du sexe et les habitants de la région » sont soumis aux taxes et au contrôle social imposés par Tren de Aragua (2025-12-25). Citant des [traduction] « cas attestés », la doctorante a déclaré que Tren de Aragua avait tué des « anciens » policiers et militaires qui s’étaient opposés à ses activités minières dans les États de Bolívar ou d’Aragua (2025-12-23).
4.2 Costa Rica
L’OIJ a affirmé que, depuis 2024, les membres de Tren de Aragua ont recruté [traduction] « principalement » des ressortissants vénézuéliens « particulièrement vulnérables en raison du manque de ressources financières », y compris des chefs de foyer et des mères seules (Costa Rica 2025-12-23). Selon le télédiffuseur costaricain Teletica, en juillet 2025, les autorités ont mené des descentes dans [traduction] « au moins » 3 hôtels de San José administrés par une cellule de Tren de Aragua, qui y séquestrait des dizaines de femmes à des fins d’exploitation sexuelle (2025-07-15).
4.3 Équateur
L’organisation Transparencia Venezuela fait observer qu’en Équateur, Tren de Aragua a [traduction] « limité ses activités » aux « quartiers de migrants vénézuéliens » (2025-04, 14). La professeure a affirmé que les [traduction] « principales cibles » de Tren de Aragua sont les femmes et les enfants vénézuéliens (2025-12-31). L’OECO a signalé que les personnes les [traduction] « plus à risque » d’être la cible de Tren de Aragua sont notamment « les migrants sans papiers, les personnes qui voyagent seules, les femmes et les enfants non accompagnés et les migrants dépourvus de ressources », ainsi que les ressortissants vénézuéliens (2026-01-28a). Selon la même source, dans les milieux urbains, Tren de Aragua [traduction] « rançonne systématiquement » les commerces vénézuéliens, tels que les salons de barbier, les salons de beauté, les buanderies et les boîtes de nuit (OECO 2026-01-28a).
5. Capacité et volonté de retrouver ses cibles
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur la capacité et la volonté de Tren de Aragua de retrouver ses cibles, particulièrement au Costa Rica et en Équateur.
5.1. Venezuela
D’après le professeur agrégé, Tren de Aragua [traduction] « conserve une assez bonne capacité à retrouver ses cibles au Venezuela », étant donné que, « grâce à ses réseaux », il peut compter sur des « systèmes de renseignement non officiels, tels que la surveillance du voisinage, le recours à des travailleurs du domaine des transports, les communications à partir de la prison, les plateformes de messagerie numérique, et la corruption ou la complicité des autorités » (2025-12-25). Le groupe [traduction] « pourchasse ses cibles pour les forcer à payer ce qu’il exige, pour les punir s’il les soupçonne de trahison ou de coopération avec les autorités, pour conserver son contrôle sur les activités lucratives, ou pour empêcher qu’on défie son autorité » (professeur agrégé 2025-12-25). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens.
Le professeur agrégé a affirmé que, en [traduction] « puni[ssant] » publiquement les personnes qui ne lui obéissent pas, Tren de Aragua renforce sa « réputation » pour ce qui est de son « influence » et de l’« impossibilité de lui échapper » (2025-12-25). Selon la doctorante, le recours de Tren de Aragua à des actes de violence mortels dans l’État de Bolívar vise à [traduction] « établir des précédents dans la collectivité afin de dissuader toute contestation de son pouvoir » (2025-12-23).
5.2. Costa Rica
L’information présentée dans le paragraphe suivant a été fournie par l’OIJ qui cite les travaux de ses unités spécialisées en matière de crime organisé, de traite de personnes et d’infractions connexes :
Tren de Aragua a démontré [traduction] « une grande capacité » à retrouver ses cibles et « à avoir de l’emprise sur elles » grâce à ses « cellules subdivisées ». Un chef « designé » « dirigeait » et « coordonnait » un groupe de femmes destinées à des « services sexuels », ce qui « permettait d’avoir une emprise totale et d’exercer une domination sur les victimes ». Le groupe détenait des renseignements personnels sur les membres de la famille des victimes et s’en servait pour « menacer de s’en prendre [à leurs proches] afin de les forcer à se soumettre » si elles « tentaient de s’enfuir ou refusaient de travailler » (Costa Rica 2025-12-23).
5.3. Équateur
La professeure a affirmé que Tren de Aragua et ses membres en Équateur pourchassent leurs cibles en faisant appel à la diaspora vénézuélienne et grâce au contrôle qu’ils exercent aux passages frontaliers de Rumichaca et de Huaquillas (2025-12-31).
6. Réponse de l’État
6.1. Venezuela
L’organisation InSight Crime signale que Tren de Aragua a une relation [traduction] « complexe » avec les représentants du gouvernement et que, d’après « de multiples sources » interrogées par InSight Crime, le gang a « corrompu des responsables aux paliers municipaux et régionaux » (2025-04-25). La même source écrit que, quand les autorités vénézuéliennes ont saisi son quartier général à la prison de Tocorón en 2023, l’organisation [traduction] « sembl[ait] avoir été avertie à l’avance [de la descente], et aucun membre haut placé du gang n’a été appréhendé » à ce moment-là (InSight Crime 2025-04-25). La doctorante a déclaré que la réponse de l’État était [traduction] « ambivalente et discutable », précisant que la descente au quartier général de l’organisation avait eu lieu « dans des circonstances qui avaient permis l’évasion préalable de ses principaux dirigeants » (2025-12-23). Le rapport du NIC d’avril 2025, s’appuyant sur des [traduction] « informations » divulguées par le DHS, signale que les principaux dirigeants de Tren de Aragua se sont évadés de la prison de Tocorón, « peut-être avec l’aide de militaires et de dirigeants politiques vénézuéliens de rang inférieur » (É.-U. 2025-04-07, 2). L’organisation InSight Crime cite, sans les nommer, des [traduction] « [s]ources interrogées à Aragua » qui affirment que les chefs de l’organisation ont « négocié avec le gouvernement et convenu d’un plan d’évasion plusieurs jours avant que la prison soit reprise » (2024-07-12). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens.
Le NIC, qui cite des sources caviardées et des médias, signale que [traduction] « les services de renseignement, l’armée et les forces policières du Venezuela » perçoivent Tren de Aragua comme « une menace à la sécurité […] et, d’après les moyens qu’ils emploient pour le combattre, il est tout à fait improbable que les 2 camps coopèrent de façon stratégique ou cohérente » (É.-U. 2025-04-07, 2). Selon le professeur agrégé, depuis la descente à la prison en 2023, on n’a [traduction] « recensé au Venezuela aucune autre mesure de répression majeure d’envergure nationale visant précisément » Tren de Aragua (2025-12-25). La même source a affirmé que les autorités [traduction] « ont parfois déclaré » avoir « éliminé » ou « grandement affaibli » Tren de Aragua, mais ont aussi « fréquemment » nié qu’il « demeure important », et elle a ajouté que cette attitude tend à démontrer « une tolérance tacite ou une coexistence négociée, en particulier dans la mesure où les revenus de l’exploitation minière illégale et les intérêts politiques convergent » (professeur agrégé 2025-12-25). D’après InSight Crime, la présence de l’organisation à Las Claritas porte à croire que [traduction] « des éléments de Tren de Aragua sont toujours protégés dans une certaine mesure par l’État » et « jouissent de l’impunité » tout en « collaborant avec des éléments du régime Maduro » [11] (2025-08-17a). Selon InSight Crime, en échange du [traduction] « pouvoir sur les activités d’exploitation » dans l’État de Bolívar, le Syndicat de Las Claritas « doit faire en sorte que Maduro conserve la présidence » (2025-08-17b). La même source, citant des [traduction] « habitants qu’elle a interrogés », précise que, lors des élections, l’organisation « a forcé » des citoyens à voter pour les candidats représentant le parti au pouvoir, le Parti socialiste unifié du Venezuela (Partido Socialista Unido de Venezuela – PSUV) (InSight Crime 2025-08-17b).
La doctorante a déclaré que les forces de sécurité mènent des [traduction] « interventions de faible intensité contre des cellules mineures » (2025-12-23). Le NIC signale que, à la fin de janvier 2025, [traduction] « au moins » 2 unités de la garde nationale vénézuélienne ont procédé à l’arrestation de membres de Tren de Aragua dans des « interventions distinctes » (É.-U. 2025-04-07, 2). La même source, qui cite des articles de presse, souligne que depuis [traduction] « au moins » 2016, les forces de l’ordre « s’engagent régulièrement dans des affrontements armés » avec Tren de Aragua (É.-U. 2025-04-07, 2).
6.2. Costa Rica
Selon des sources, les autorités du Costa Rica ont arrêté un ressortissant vénézuélien en décembre 2025 parce qu’il était [traduction] « soupçonné » d’être membre de Tren de Aragua (CRHoy 2025-12-11; Mundo Escazu 2025-12-11). Teletica signale que, en juillet 2025, l’OIJ a effectué des descentes dans [traduction] « au moins » 3 hôtels de San José administrés par une cellule de Tren de Aragua (2025-07-15). Le Bureau du procureur public fait observer que les autorités ont mené 7 descentes en juillet 2025 pour [traduction] « démanteler » un « présumé réseau criminel » associé à Tren de Aragua qui se livrait à l’exploitation sexuelle de Vénézuéliennes (Costa Rica 2025-07-15). Selon des sources, en octobre 2024, les autorités du Costa Rica ont arrêté et détenu un membre de Tren de Aragua qui était recherché au Chili pour avoir commis des [traduction] « meurtres à forfait » (CRHoy 2025-05-14; AP 2024-10-30). La plateforme numérique d’actualités du Costa Rica CRHoy signale que des agents de l’OIJ ont remis l’individu à des agents des forces de l’ordre chiliennes en mai 2025 pour son extradition (CRHoy 2025-05-14).
6.3. Équateur
Selon des sources, le président de l’Équateur, Daniel Noboa, a désigné Tren de Aragua comme [traduction] « groupe terroriste » en janvier 2025 (El Comercio 2025-01-30; Primicias 2025-01-30). L’OECO a affirmé que la désignation [traduction] « était conforme » à un décret-loi pris par le gouvernement des États-Unis [le 20 janvier 2025 (É.-U. 2025-01-20)], par lequel Tren de Aragua a été « reconnu » comme « organisation terroriste étrangère » (OECO 2026-01-28a). Dans une communication écrite de suivi envoyée à la Direction des recherches, l’OECO a fait observer que la désignation de Tren de Aragua par les autorités nationales [traduction] « est davantage un outil fonctionnel favorisant l’interopérabilité des forces de l’ordre des divers pays que le reflet d’une stratégie exhaustive de sécurité intérieure » (2026-01-28b). La professeure a déclaré que, malgré la désignation, les autorités ont pris [traduction] « très peu de mesures coercitives » contre Tren de Aragua et ont accordé la priorité aux interventions visant d’autres gangs du pays qui constituent une « plus grande menace » (2025-12-31).
Des médias signalent que, en septembre 2025, 2 Vénézuéliens [traduction] « soupçonnés » d’appartenir à Tren de Aragua ont été arrêtés pendant qu’ils participaient à des manifestations nationales (El Comercio 2025-09-23; Infobae 2025-09-23) contre les prix du carburant (Infobae 2025-09-23). Selon des sources, le président a accusé Tren de Aragua d’avoir financé les manifestations de septembre 2025 dirigées par des organisations autochtones (CanalN 2025-09-24; AFP 2023-09-23). Le site d’actualités équatorien Lupa Media signale toutefois [traduction] « [qu’]aucune preuve publique n’a confirmé » les allégations des autorités concernant le lien entre la manifestation et Tren de Aragua (Lupa Media 2025-09-23).
On peut lire dans Primicias que, en septembre 2025, la police nationale [traduction] « a démantelé » un « réseau » d’extorsion qui s’en prenait aux propriétaires d’entreprise dans le canton d’El Guabo, dans la province d’El Oro, et qu’elle a arrêté 3 individus, dont un membre de Tren de Aragua (2025-09-30). Selon des sources, l’armée a arrêté un [traduction] « membre présumé » de Tren de Aragua en juin 2025 dans le canton de Playas, et elle a saisi des armes à feu (Radio Pichincha 2025-06-18; Expreso 2025-06-18). Des sources signalent que, en mai 2025, les autorités ont arrêté 6 personnes dans la province d’Orellana, dont un [traduction] « présumé membre » de Tren de Aragua, et que l’armée a saisi des armes à feu (La Hora 2025-05-16; El Comercio 2025-05-15). D’après le Bureau du procureur général de l’État (Fiscalía General del Estado), en mai 2024, les autorités ont détenu des membres de Tren de Aragua qui [traduction] « auraient […] extorqué » de l’argent à des citoyens équatoriens en leur « "offrant une protection" » en échange (Équateur 2024-05-01).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Notes
[1] Le NIC est un [traduction] « centre d’analyse stratégique à long terme » du gouvernement des États-Unis qui relève du directeur du renseignement national et fait la liaison entre les organismes de renseignement américains et les décideurs (É.-U. 2021-04-09).[retour]
[2] Le CIES est un organisme gouvernemental équatorien qui fournit du [traduction] « renseignement stratégique » pour « alerter et conseiller promptement » le gouvernement en vue de la prise de décisions (Équateur s.d.).[retour]
[3] Le Dialogue interaméricain est un groupe de réflexion établi à Washington qui vise à favoriser la [traduction] « résilience démocratique » et le « développement durable » dans les Amériques (The Dialogue s.d).[retour]
[4] L’organisation InSight Crime est un groupe de réflexion et média se concentrant sur la question du crime organisé dans les Amériques (InSight Crime s.d.).[retour]
[5] L’Arc minier de l’Orénoque est une région riche en minerais du sud du Venezuela, qui s’étend dans les États d’Amazonas, de Bolívar et de Delta Amacuro, et que le président Maduro a désignée comme zone d’exploitation minière (Rendon, Sandin & Fernandez 2020-04-16, 2).[retour]
[6] Au Costa Rica, la grande région métropolitaine comprend les villes de San José, d’Heredia, de Cartago et d’Alajuela (Costa Rica 2025-08-22). [retour]
[7] Selon un rapport de la GI-TOC, la gouvernance criminelle désigne les [traduction] « situations où, en milieu urbain, des groupes criminels armés établissent des règles et les font respecter, assurent la sécurité et fournissent d’autres services essentiels – approvisionnement en eau, électricité ou accès à Internet – soit dans une partie ou dans la totalité d’un établissement informel ou d’un quartier » (GI-TOC 2021-12, i). [retour]
[8] L’ONG internationale sans but lucratif Transparency International vise à [traduction] « mettre fin à la corruption et à promouvoir la transparence » par la prise de position, l’organisation de campagnes et la recherche (Transparency International s.d.).[retour]
[9] L’OECO est une initiative financée par le Bureau des affaires internationales en matière de stupéfiants et d’application de la loi (Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs) des États-Unis et mise en œuvre par la Fondation panaméricaine de développement (Pan American Development Foundation), qui étudie la dynamique du crime organisé transnational en Équateur (OECO s.d).[retour]
[10] Les orpailleurs sauvages (Wildcat miners) sont de modestes mineurs du secteur [traduction] « informel » (CFR 2024-11-15).[retour]
[11] Selon des sources, l’armée des États-Unis a capturé le président Nicolás Maduro au début de janvier 2026, et c’est la vice-présidente, Delcy Rodríguez, qui assure la présidence par intérim depuis (The Guardian 2026-01-22; Reuters 2026-01-05). [retour]
Références
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Autres sources consultées
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