Haïti : information sur la situation des femmes célibataires et des femmes chefs de ménage et le traitement qui leur est réservé; la possibilité pour elles d’accéder au logement, à un emploi, à l’éducation, à des soins de santé et à des services de soutien, en particulier à Cap-Haïtien (Nord) et à Jérémie (Grand'Anse); protection offerte par l’État (2023-décembre 2025)
1. Situation des femmes célibataires et des femmes chefs de ménage
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations Unies signale qu’Haïti [version française des Nations Unies] « traverse l’une des crises de déplacement les plus graves de son histoire » en raison de la violence liée aux gangs; le pays compte 1 million de personnes déplacées, dont 55 % sont des femmes et des filles (Nations Unies 2025). L’OIM ajoute que les ménages dirigés par des femmes sont [version française des Nations Unies] « particulièrement vulnérables » en raison de facteurs comme « [l]a surpopulation, l’absence de sécurité et l’affaiblissement des mécanismes communautaires de protection » (Nations Unies 2025). L’indice de transformation de la Bertelsmann Stiftung pour 2024 (Bertelsmann Stiftung’s Transformation Index (BTI) 2024) [1] souligne que le genre est un [traduction] « facteur de risque important pour ce qui est de vivre sous le seuil de la pauvreté » en Haïti (Bertelsmann Stiftung 2024, 24). Selon un rapport du secrétaire général du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) présenté au Conseil de sécurité des Nations Unies, pour la période allant de mars à juin 2025, la moitié des ménages dirigés par des femmes connaît l’insécurité alimentaire et ces ménages [version française des Nations Unies] « doivent s’endetter pour survivre » (Nations Unies 2025-04-14, paragr. 58).
D’après le BTI 2024, 62 % des ménages dirigés par des femmes dans les régions rurales vivent dans la pauvreté, comparativement à 54 % pour les ménages dirigés par des hommes (Bertelsmann Stiftung 2024, 24). Il ajoute que la violence fondée sur le genre est un [traduction] « facteur important contribuant à l’inégalité entre les genres » (Bertelsmann Stiftung 2024, 24). Pour obtenir des renseignements sur la violence sexuelle et la violence fondée sur le genre en Haïti, veuillez consulter la Réponse à la demande d’information HTI201783 publiée en février 2024.
Une consultante du Collectif des Haïtiennes (Haitian Women's Collective - HWC) [2], qui a travaillé dans des programmes humanitaires et des programmes de développement dans des régions urbaines et rurales en Haïti, a déclaré dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches que les femmes célibataires et les femmes chefs de ménage sont exposées [traduction] « à une importante vulnérabilité socioéconomique et à la réprobation sociale » partout en Haïti (consultante 2025-12-08). La consultante a ajouté que, bien qu’elles soient responsables des travaux ménagers et des activités génératrices de revenus à l’extérieur du logis, les femmes chefs de ménage figurent de manière [traduction] « disproportionnée » parmi les ménages les plus pauvres en Haïti (2025-12-08). De même, le directeur national de CARE [3] en Haïti a déclaré qu’à titre de chefs de ménage, les femmes sont forcées de [traduction] « "gérer seules la survie de la famille au quotidien" », malgré le fait qu’elles doivent surmonter « "des obstacles plus importants pour accéder à la nourriture et aux moyens de subsistance" » (CARE 2025-04-14).
2. Traitement réservé aux femmes célibataires et aux femmes chefs de ménage
La consultante du HWC a écrit que, bien que [traduction] « de nombreuses communautés » respectent les femmes chefs de ménage et dépendent d’elles pour leurs soins et leur travail rémunéré, des normes « néfastes » liées au genre et des préjugés qui déconsidèrent ces femmes persistent en Haïti (2025-12-08). Le Centre d’études stratégiques et internationales (Center for Strategic and International Studies – CSIS) [4] fait observer que les [traduction] « taux historiques de violence fondée sur le genre » en Haïti découlent « de son histoire, de ses normes culturelles et de ses structures sociales » (2024-09-19, 1). Le CSIS ajoute que ces normes culturelles et structures sociales sont la source [traduction] « de cycles de violence et de discrimination contre les femmes et les filles » (CSIS 2024-09-19, 1). Selon la consultante, de telles normes sociales ont une incidence sur l’acceptation de ces femmes par la communauté et [traduction] « peuvent » entraver leur accès à « certaines ressources communautaires » (2025-12-08).
3. Accès aux services, en particulier à Cap-Haïtien et à Jérémie
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur la possibilité pour les femmes célibataires et les femmes chefs de ménage d’accéder aux services à Cap-Haïtien et à Jérémie en particulier.
Dans le BTI 2024, on peut lire que l’État d’Haïti [traduction] « n’accorde pas des ressources suffisantes pour l’eau potable, la santé, l’éducation et l’électricité » (Bertelsmann Stiftung 2024, 7). La source ajoute que les autorités locales ont [traduction] « peu de ressources » pour les besoins de base et les services essentiels (Bertelsmann Stiftung 2024, 7). Le CSIS fait observer que l’État est [traduction] « quasi inexistant » en Haïti et que les Haïtiens n’ont pas accès aux « nécessités de base » comme la nourriture et un logis (2024-09-19, 1, 2).
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies, Haïti figure parmi [version française des Nations Unies] « les cinq pays les plus touchés par l’insécurité alimentaire dans le monde » (Nations Unies 2025-08-31). Dans son analyse de l’insécurité alimentaire en Haïti pour la période allant de mars à juin 2025, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (Integrated Food Security Phase Classification - IPC) [5] estime que 51 % de la population (soit plus de 5,7 millions de personnes) vivait en situation de « niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë » (l’insécurité « élevée » correspond aux phases 3 à 5 sur un total 5; le palier 3 est aussi appelé « Crise ») (2025-04-14, 2). La source fait observer qu’il s’agit d’un niveau d’insécurité alimentaire « historiquement jamais atteint » dans le pays (IPC 2025-04-14, 2). Pour la même période, l’IPC estime que 50 % des ménages dirigés par une femme (environ 3,1 millions de personnes) vivaient de l’insécurité alimentaire aiguë de phase 3 ou plus (IPC 2025-04-14, 9). Dans 7 régions, selon les estimations de l’IPC pour la période allant de mars à juin 2025, le niveau de sévérité était de Phase 4, ou « Urgence », y compris pour 25 % des ménages dirigés par une femme dans le département de Grand'Anse (IPC 2025-04-14, 9). Dans le département du Nord, l’IPC estime que 40 % des ménages dirigés par une femme étaient en situation d’insécurité alimentaire de phase 3 (Crise) (IPC 2025-04-14, 10).
Des facteurs comme « la détérioration et l’intensification de la violence par les gangs armés, l’augmentation des prix des produits alimentaires, la perte d’opportunités de revenus des ménages et le manque d’aide humanitaire prévue » ont contribué à l’aggravation de la crise (IPC 2025-04-14, 2).
Le BCAH signale que le système de santé d’Haïti [version française des Nations Unies] « est au bord de l’effondrement », que ses hôpitaux sont « attaqués » et que les écoles ont été détruites ou transformées en abris (Nations Unies 2025-08-31). Le BCAH ajoute que les [version française des Nations Unies] « expulsions continues » vers le pays accentuent la pression sur « des services déjà dépassés » (Nations Unies 2025-08-31).
Selon le BTI 2024, [traduction] « les infrastructures physiques et les services » disponibles en Haïti se trouvent principalement dans la capitale « et dans quelques villes provinciales en région » (Bertelsmann Stiftung 2024, 7). La même source ajoute que, dans les régions urbaines et rurales pauvres, les ressources et les services sont [traduction] « surtout » fournis par des acteurs non étatiques et des ONG (Bertelsmann Stiftung 2024, 7). La consultante du HWC a écrit que l’accès à l’information et aux services publics est [traduction] « généralement plus limité à l’extérieur des grands centres urbains » (2025-12-08). Par exemple, les femmes ont un accès relativement plus important aux marchés économiques et aux services de soutien offerts par des ONG dans des régions urbaines comme Port-au-Prince et certaines parties de Cap-Haïtien (consultante 2025-12-08). Toutefois, les femmes doivent également surmonter [traduction] « des obstacles importants liés à la sécurité et aux gangs » dans ces mêmes régions (consultante 2025-12-08).
La consultante a en outre souligné que les ménages dirigés par une femme vivent [traduction] « souvent » dans une « plus grande pauvreté » et disposent de « moins d’infrastructures » et de « moins de services officiels » (2025-12-08). La même source a ajouté que la situation sécuritaire partout au pays a [traduction] « diminué davantage » l’accès aux services tant dans les régions urbaines que rurales (consultante 2025-12-08).
3.1. Logement
L’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes) souligne que les ménages dirigés par une femme ont [traduction] « un accès limité aux intrants [6], aux ressources foncières, à la formation et aux techniques agricoles » et doivent surmonter « des obstacles socio-culturels » et composer avec « un manque d’éducation et de ressources » (Nations Unies 2025-06-25). La consultante du HWC a écrit que les femmes célibataires et les femmes chefs de ménage doivent surmonter des [traduction] « obstacles pratiques » pour obtenir un « logement stable », y compris « des ressources financières limitées, le manque de documents officiels, la discrimination fondée sur le genre sur le marché du travail et les interruptions de services dues à l’insécurité ou aux lacunes des infrastructures » (2025-12-08). La consultante a ajouté que les femmes célibataires et les femmes chefs de ménage ont seulement [traduction] « des garanties juridiques et des droits fonciers limités », ce qui a une incidence sur leur capacité d’obtenir et de conserver un logement (2025-12-08).
3.2. Emploi
Selon la consultante du HWC, les femmes célibataires et les femmes chefs de ménage doivent surmonter des [traduction] « obstacles pratiques » pour obtenir un « emploi formel », y compris « des ressources financières limitées, le manque de documents officiels, la discrimination fondée sur le genre sur le marché du travail et les interruptions de services dues à l’insécurité ou aux lacunes des infrastructures » (2025-12-08).
Selon les rapports sur les pratiques des pays en matière de droits de la personne pour 2023 (Country Reports on Human Rights Practices for 2023) publiés par le Département d’État des États-Unis, les femmes n’ont pas [traduction] « le même statut social et économique que les hommes » en Haïti, bien que la discrimination économique fondée sur le genre soit interdite, « y compris en ce qui concerne l’accès à l’emploi » (É.-U. 2024-04-22, 27). Selon le BTI 2024, les femmes en Haïti se butent à des [traduction] « limites » en matière d’accès à l’emploi (Bertelsmann Stiftung 2024, 24). Dans les Country Reports 2023, on peut lire que les femmes doivent composer avec [traduction] « des obstacles dans l’accès aux intrants économiques, aux garanties pour le crédit, aux renseignements sur les programmes de prêts et à d’autres ressources » et avec « des occasions d’emploi limitées, à des salaires moins élevés et un accès restreint aux services bancaires et aux autres services de soutien » (É.-U. 2024-04-22, 27). De même, le BTI 2024 souligne que les femmes sont [traduction] « exclues du système de crédit bancaire, des programmes de subventions gouvernementales et des marchés publics » et qu’elles « dominent » l’économie informelle d’Haïti (Bertelsmann Stiftung 2024, 16). Le BTI 2024 ajoute que, en moyenne, les salaires des femmes sont inférieurs de 32 % à ceux des hommes (Bertelsmann Stiftung 2024, 24).
3.3. Éducation
Le BTI 2024 signale que les femmes se voient limitées à [traduction] « une éducation inférieure comparativement aux hommes » (Bertelsmann Stiftung 2024, 24). Il ajoute que la [traduction] « qualité de l’éducation » au pays « décline rapidement » en raison « de nombreuses lacunes en matière de gouvernance » et d’investissements insuffisants (Bertelsmann Stiftung 2024, 26). Dans le rapport du BINUH, on peut lire que le secteur de l’éducation [version française des Nations Unies] « continue d’être gravement touché par la montée des violences » (Nations Unies 2025-04-14, paragr. 59).
Selon la consultante du HWC, les femmes célibataires et les femmes chefs de ménage doivent surmonter des [traduction] « obstacles pratiques » en matière d’accès à l’éducation, y compris « des ressources financières limitées, le manque de documents officiels, la discrimination fondée sur le genre sur le marché du travail et les interruptions de services dues à l’insécurité ou aux lacunes des infrastructures » (2025-12-08).
3.4. Soins de santé
Dans les Country Reports 2023, on peut lire que les femmes ont [traduction] un « accès limité » aux cliniques pour obtenir des services de santé reproductive et subissent les préjugés contre l’utilisation de la contraception (É.-U. 2024-04-22, 28).
Selon la consultante du HWC, les femmes célibataires et les femmes chefs de ménage doivent surmonter des [traduction] « obstacles pratiques » pour obtenir « des soins de santé », y compris « des ressources financières limitées, le manque de documents officiels, la discrimination fondée sur le genre sur le marché du travail et les interruptions de services dues à l’insécurité ou aux lacunes des infrastructures » (2025-12-08). La consultante a affirmé que des ONG fournissent [traduction] « localement certains services de santé et services aux femmes » à Cap-Haïtien, mais que les « besoins restent importants » (2025-12-08).
Le Washington Post souligne qu’en 2024, 60 % de toute l’aide humanitaire en Haïti était financée par les États-Unis, y compris 40 % des services de soins primaires et 170 cliniques soutenues par l’Agence américaine pour le développement international (US Agency for International Development – USAID) (2025-02-16). Selon l’Institut de Georgetown pour les femmes, la paix et la sécurité (Georgetown Institute for Women, Peace and Security – GIWPS), qui fait partie de l’École de service extérieur (School of Foreign Service) de l’Université Georgetown (GIWPS s.d.), les effets des coupures à l’aide étrangère en provenance des États-Unis continuent de s’accentuer en 2025, ce qui [traduction] « expose les femmes et les filles au risque de perdre ce qui leur reste d’accès aux soins de santé, à l’aide alimentaire et à d’autres services essentiels » (2025-11-23).
3.5. Services de soutien
Le BTI 2024 signale qu’Haïti n’a [traduction] « pratiquement aucun régime d’aide sociale » et que son filet de sécurité sociale est « extrêmement rudimentaire, fragmenté, limité dans sa portée et sous-financé » (Bertelsmann Stiftung 2024, 23). Il ajoute que les investissements de l’État dans les services de santé sont [traduction] « relativement faibles » et que l’aide internationale et le financement privé représentent une part « considérable » des dépenses en santé au pays (Bertelsmann Stiftung 2024, 23). La consultante du HWC a écrit que [traduction] « la plupart des refuges spécialisés, des centres de réponse globale contre la violence fondée sur le genre et des services psychosociaux spécialisés » sont situés dans la région de Port-au-Prince (2025-12-08). Selon la même source, [traduction] « certaines ONG œuvrent dans le domaine de la santé et de la protection » à Cap-Haïtien, mais elles sont « beaucoup moins nombreuses » que dans la région de la capitale (consultante 2025-12-08). De plus, à Jérémie et dans [traduction] « de nombreuses » autres régions rurales, les « services sont minimaux ou irréguliers » et les femmes dépendent « des équipes de passage ou des ONG locales lorsqu’il y en a » (consultante 2025-12-08).
4. Protection offerte par l’État
La consultante du HWC a écrit que la protection offerte par l’État et les filets de sécurité sociale en Haïti sont « faibles et inégalement mis en œuvre »; les cadres juridiques existent, mais ils ne sont pas appliqués par l’État (2025-12-08). La même source a ajouté que les services publics sont limités et que, en conséquence, les femmes célibataires et les femmes chefs de ménage dépendent des ONG et de liens communautaires pour obtenir des ressources (consultante 2025-12-08).
D’après la consultante du HWC, [traduction] « en théorie » Haïti a adhéré au droit international portant sur la violence et la discrimination contre les femmes, mais « de nombreuses réformes juridiques » sont encore « incomplètes » et « leur application est laxiste » (2025-12-08). La même source a ajouté que la capacité de l’État à [traduction] « protéger les femmes vulnérables est limitée » (consultante 2025-12-08). Selon le BTI 2024, [traduction] « il manque d’initiatives ou de programmes publics » pour améliorer l’égalité entre les genres en Haïti (Bertelsmann Stiftung 2024, 24). La même source ajoute que la Politique nationale de protection et de promotion sociales de 2020 du ministère des Affaires sociales et du Travail, qui proposait une réponse pour réduire les inégalités, n’a pas encore été mise en œuvre (Bertelsmann Stiftung 2024, 24).
La consultante du HWC a affirmé que des ressources comme la police, les programmes d’aide sociale, les refuges et l’aide juridique offrent une protection inadéquate, inégalement répartie ou inaccessible aux femmes pour une raison ou une autre, [traduction] « surtout dans des contextes d’insécurité généralisée où la présence du gouvernement est limitée » (2025-12-08). Cela a mené des ONG, des organisations de femmes et des organisations internationales à se charger de fournir de la protection et des services aux femmes dans diverses régions partout en Haïti (consultante 2025-12-08). De même, le BTI 2024 souligne que les 4 institutions qui composent le système d’aide sociale haïtien ont [traduction] « des problèmes de gouvernance, des moyens financiers faibles et sont impliquées dans des scandales de corruption » (Bertelsmann Stiftung 2024, 24).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.
Notes
[1] Le BTI 2024 [traduction] « examine la transition vers la démocratie et l’économie de marché ainsi que la qualité de la gouvernance dans 137 pays » (Bertelsmann Stiftung 2024, 2).[retour]
[2] Le HWC est une ONG dont le siège est aux États-Unis qui appuie les organisations dirigées par des femmes en Haïti par le financement, le renforcement des capacités, le réseautage et la défense des droits liées à l’autonomisation financière des femmes et à l’accès aux services de santé reproductive, entre autres (HWC s.d.).[retour]
[3] L’ONG internationale CARE, dont le siège est aux États-Unis, se consacre à la lutte contre la pauvreté chez les femmes et les filles partout dans le monde (CARE s.d.).[retour]
[4] Le CSIS est [traduction] « un organisme de recherche stratégique bipartisan sans but lucratif » dont le siège est aux États-Unis et qui mène des recherches « sur des questions à court et long terme déterminantes pour la prospérité et la sécurité des États-Unis » (CSIS s.d.).[retour]
[5] L’IPC est un réseau international de 21 organisations partenaires, y compris CARE International, le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne, la Banque mondiale et l’OMS des Nations Unies, qui publie des rapports de classification et des rapports analytiques sur [traduction] « la gravité et l’ampleur des situations d’insécurité alimentaire aiguë et chronique et de malnutrition aiguë dans les pays » (IPC s.d.). L’IPC classe l’insécurité alimentaire aiguë dans 5 niveaux distincts de gravité (phases) et classe une région donnée sous un niveau lorsque 20 % de sa population a atteint ce niveau de gravité (IPC 2025-04-14, 1). Voici ces niveaux :
- Phase 1 : Minimale
- Phase 2 : Stress
- Phase 3 : Crise
- Phase 4 : Urgence
- Phase 5 : Famine (IPC 2025-04-14, 1).[retour]
[6] Selon un rapport du gouvernement d’Haïti sur la sécurité alimentaire, qui est cité par le rapport d’ONU Femmes, « [l]es intrants agricoles (semences, engrais) sont un besoin important pour les ménages, en particulier dans les départements ruraux » (Haïti 2025-03, 16).[retour]
Références
Bertelsmann Stiftung. 2024. « Haiti Country Report ». Bertelsmann Stiftung’s Transformation Index (BTI) 2024. [Date de consultation : 2025-12-04]
CARE. 2025-04-14. « Haiti: Women and Girls Bear the Brunt of Rising Hunger, Displacement, and Violence ». [Date de consultation : 2025-12-16]
CARE. S.d. « Who We Are ». [Date de consultation : 2025-12-16]
Center for Strategic and International Studies (CSIS). 2024-09-19. Christopher Hernandez-Roy & Juliana Rubio. The Gender-Based Violence Crisis in Haiti. [Date de consultation : 2025-12-16]
Center for Strategic and International Studies (CSIS). S.d. « About CSIS ». [Date de consultation : 2025-12-11]
Consultante, Haitian Women's Collective (HWC). 2025-12-08. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.
États-Unis (É.-U.). 2024-04-22. Department of State. « Haiti ». Country Reports on Human Rights Practices for 2023. [Date de consultation : 2025-12-01]
Georgetown Institute for Women, Peace and Security (GIWPS). 2025-11-23. « Haiti ». [Date de consultation : 2025-12-16]
Georgetown Institute for Women, Peace and Security (GIWPS). S.d. « Who We Are ». [Date de consultation : 2026-01-12]
Haïti. 2025-03. Ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) & Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA). Enquête nationale de suivi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. [Date de consultation : 2026-01-13]
Haitian Women's Collective (HWC). S.d. « About the Haitian Women's Collective ». [Date de consultation : 2025-12-16]
Integrated Food Security Phase Classification (IPC). 2025-04-14. « Haiti ». Analyse IPC de l’insécurité alimentaire aiguë : mars-juin 2025. [Date de consultation : 2025-12-11]
Integrated Food Security Phase Classification (IPC). S.d. « IPC Overview and Classification System ». [Date de consultation : 2025-12-11]
Nations Unies. 2025-08-31. Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH). Haiti Crisis in Numbers. [Date de consultation : 2025-12-16]
Nations Unies. 2025-06-25. Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes). « Call to Action for the Inclusion of Women in Decision-Making for the Improvement of Their Food and Nutrition Security in Haiti ». [Date de consultation : 2025-12-18]
Nations Unies. 2025-04-14. Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH). Report of the Secretary-General. (S/2025/226) [Date de consultation : 2025-12-15]
Nations Unies. 2025. Organisation internationale pour les migrations (OIM). « International Women's Day 2025: Uplifting the Voices of Displaced and Migrant Women in Haiti ». [Date de consultation : 2025-12-16]
The Washington Post. 2025-02-16. Amanda Coletta. « In Haiti, Trump's Assault on Foreign Aid Is 'A Gift to the Gangs' ». [Date de consultation : 2025-12-16]
Autres sources consultées
Sources orales : 100% Fanm; Bureau des avocats internationaux; Fédération des femmes organisées du nord; Institute for Justice and Democracy in Haiti; Nègès Mawon; Regroupement des femmes actives d’Haïti; Solidarite Fanm Ayisyèn.
Sites Internet, y compris : AlterPresse; Amnesty International; Austrian Red Cross – Austrian Centre for Country of Origin & Asylum Research and Documentation, ecoi.net; Better Work Haiti; The Borgen Project; Bureau des avocats internationaux; Fonds monétaire international; Freedom House; Global Initiative Against Transnational Organized Crime; The Guardian; Haitian Bridge Alliance; Human Rights Watch; Initiative nationale haïtienne pour l’eau, l’assainissement et l’hygiène; Institute for Justice and Democracy in Haiti; Journal of Economic Issues; Médecins sans frontières; Nations Unies – Banque mondiale, Fonds pour la population, Organisation panaméricaine de la santé, ReliefWeb; Nègès Mawon; Solidarite Fanm Ayisyèn.