Éthiopie : information sur le traitement réservé aux membres des partis d’opposition, en particulier ceux du parti Citoyens éthiopiens pour la justice sociale (Ethiopian Citizens for Social Justice – ECSJ, Ezema), du Congrès fédéraliste oromo (Oromo Federalist Congress – OFC), du Front de libération oromo (Oromo Liberation Front – OLF), du Mouvement national de l’Amhara (National Movement of Amhara – NaMA) et du parti Balderas pour une vraie démocratie (Balderas for True Democracy – Balderas); documents délivrés aux membres du parti Balderas; le drapeau et le logo du parti Balderas (2023-septembre 2025)
1. Aperçu
Selon des sources, en Éthiopie, les partis politiques sont principalement fondés sur l’identité ethnique (Freedom House 2025-02-26, sect. B4; Suède 2024-12-18, 7; É.-U. 2024-04-22, 52). Des sources soulignent que l’Éthiopie a connu une montée du [traduction] « clivage » politique (ISS 2024-07-22; Suède 2024-12-18, 7), ce qui a contribué au conflit armé dans les régions d’Amhara, d’Oromia et du Tigré (Suède 2024-12-18, 7). L’Institut d’études de sécurité (ISS), une organisation africaine sans but lucratif qui fournit des analyses, de la formation et de l’aide aux gouvernements et à la société civile (ISS s.d.), signale que les mouvements politiques en Éthiopie, tant [traduction] « avant qu’après 2018 », ont été marqués par le « factionnalisme et les querelles intestines » (2024-07-22). Toutefois, Lifos, la section d’information sur les pays d’origine de l’Agence suédoise de migration (Swedish Migration Agency), signale que [traduction] « vers » 2020, le gouvernement a « durci » le traitement qu’il réserve à l’opposition politique et aux critiques antigouvernementales et a augmenté l’utilisation de « mesures répressives qui ont étouffé le pluralisme politique », comme des limites imposées à la liberté d’expression et de réunion pacifique (Suède 2024-12-18, 7). En citant des entretiens tenus en septembre 2023 avec des sources confidentielles, le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas fait observer que [traduction] « la plupart » des partis politiques en Éthiopie ont été « neutralisés par ralliement » au Parti de la prospérité (Prosperity Party), au pouvoir, ainsi que par « infiltration » menée par ce dernier, et que des dirigeants politiques considérés « plus radicaux » ont « régulièrement » été arrêtés (Pays-Bas 2024-01-31, paragr. 3.2.2.4).
Des sources font observer que les principaux partis d’opposition ont [traduction] « boycotté » les élections de 2021 en raison de la « mauvaise gestion électorale et du harcèlement de la part du parti au pouvoir » (Freedom House 2025-02-26, sect. B2) ou de [traduction] « l’intimidation du gouvernement » (Reuters 2021-06-22). Le rapport annuel de Freedom House portant sur les événements de 2024 ajoute que les élections de 2021 ont été marquées par un [traduction] « climat d’insécurité » et par une augmentation de la « répression de certains groupes d’opposition » empêchant de « nombreux Éthiopiens » de participer au processus politique (2025-02-26, sect. C1).
Selon Amnesty International, depuis que l’Éthiopie a déclaré l’état d’urgence en août 2023 [1], les autorités l’ont utilisé pour justifier la répression de [version française d’Amnesty International] « l’opposition pacifique », y compris en détenant arbitrairement des « responsables politiques de premier plan critiques à l’égard du gouvernement » (2024-02-19). Dans des rapports annuels portant sur les événements de 2024, Amnesty International et Human Rights Watch soulignent tous deux que l’état d’urgence a été renouvelé pour 4 mois en février 2024 pour expirer en juin de la même année (Amnesty International 2025-04-24, 166; Human Rights Watch 2025-01-16). L’organisation Human Rights Watch ajoute que les [traduction] « arrestations de masse ont persisté » après l’expiration de l’état d’urgence (2025-01-16).
Le quotidien éthiopien Addis Standard fait observer qu’en mai 2024, un processus de dialogue politique national était en cours (2024-05-23). Toutefois, le journal fait aussi état d’une déclaration du Caucus des partis d’opposition (Caucus of Opposition Parties – CoP), [traduction] « un regroupement de 11 groupes d’opposition en Éthiopie », qui a exprimé sa « préoccupation » au sujet de la Commission de dialogue national (National Dialogue Commission) et de son processus de consultation (Addis Standard 2024-05-23). Dans la déclaration, on peut lire que, bien que la Commission ait été créée pour favoriser [traduction] « "la justice, l’unité nationale, l’entente et la réconciliation au sein de la population d’Éthiopie" » et obtenir une paix durable entre les acteurs armés participant aux conflits internes, elle a plutôt été politisée par le parti au pouvoir et manquait « d’inclusivité et de transparence » (Addis Standard 2024-05-23). Selon le Centre pour l’avancement des droits et de la démocratie (Center for the Advancement of Rights and Democracy – CARD), organisation sans but lucratif éthiopienne, le CoP a boycotté le processus de dialogue national parce qu’il [traduction] « n’adhère pas à ses principes annoncés » (CARD 2024-10-31, i, 28). L’ISS résume la situation ainsi : [traduction] « Alors que la Commission [de dialogue national] et le gouvernement entrevoient une Éthiopie stable après le dialogue, l’opposition donne cette mise en garde : le processus imposera des résultats prédéterminés par le gouvernement et mènera à un autre cycle de violence » (2024-07-11).
2. Traitement réservé aux membres des partis d’opposition
Le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas écrit qu’être critique à l’endroit du gouvernement ou être membre ou partisan d’un parti politique d’opposition engendre un [traduction] « risque d’attention négative » de la part des autorités fédérales, « en particulier lorsque les deux sont combinés » (Pays-Bas 2024-01-31, paragr. 3.2.2.1).
Selon des sources, en 2024, des membres de partis d’opposition ont subi des restrictions à leur liberté de réunion et ont parfois été arrêtés (Freedom House 2025-02-26, sect. B1; Nations Unies 2024-06, paragr. 26) ou harcelés (Freedom House 2025-02-26, sect. B1). Des sources signalent que de telles violations contre des opposants politiques se sont produites au-delà de la période de l’état d’urgence (Suède 2024-12-18, 8; Nations Unies 2024-06, paragr. 26). Par exemple, la Commission éthiopienne des droits de la personne (Ethiopian Human Rights Commission – EHRC), [traduction] « un organisme fédéral indépendant redevable au Parlement et responsable d’enquêter et de faire rapport sur les droits de la personne au pays », y compris d’observer les élections (É.-U. 2024-04-22, 44), a écrit ce qui suit dans son rapport sur la situation des droits de la personne pendant l’état d’urgence en 2023-2024 :
[traduction]
Après la déclaration de l’état d’urgence, des membres des partis politiques suivants ont été arrêtés : Mouvement national de l’Amhara, Balderas pour une vraie démocratie, Parti pour l’unité de tous les Éthiopiens (All Ethiopia Unity Organization – AEUP), Mouvement national welayta (Wolaita National Movement – WNM), EZEMA, Gogot pour les gurages, l’unité et la justice (Gogot for Gurage Unity and Justice – GOGOT), Parti révolutionnaire du peuple éthiopien (Ethiopian People's Revolutionary Party – EPRP), Parti fédéraliste du Sidama (Sidama Federalist Party – SFP) et Parti Enat (Enat Party) (EHRC 2024-11-19, 41).
Les rapports sur les pratiques des pays en matière de droits de la personne pour 2023 (Country Reports on Human Rights Practices for 2023) publiés par le Département d’État des États-Unis soulignent que, pendant l’état d’urgence, [traduction] « des milliers de personnes ont été détenues arbitrairement » et dans le cas « de nombreuses » personnes, ce serait parce qu’elles appartenaient au groupe ethnique des Amharas (É.-U. 2024-04-22, 53). D’après Human Rights Watch, pendant l’état d’urgence, les autorités fédérales ont procédé à [traduction] « des arrestations de masse sans mandat » et imposé de « nombreuses restrictions aux déplacements et aux communications » et visé des politiciens et des journalistes « critiques » envers la réponse du gouvernement au conflit en Amhara (2025-01-16). L’organisation Freedom House fait observer qu’en février 2024, en vertu des dispositions de l’état d’urgence, [traduction] « au moins 5 personnalités politiques importantes » ont été arrêtées, puis « priv[ées] […] d’une application régulière de la loi » (2025-02-26, sect. B1).
Par exemple, Amnesty International écrit que 2 députés [du parti d’opposition NaMA], Christian Tadele et Desalegn Chane, connus comme des critiques du gouvernement Abiy, ont été arrêtés par les autorités; une arrestation a eu lieu en août 2023 et l’autre au début de 2024 (2024-02-19). L’EHRC souligne que le Parlement de l’Éthiopie a voté pour [traduction] « retir[er] l’immunité aux députés » arrêtés (2024-11-19, 41). Selon le même rapport, 2 membres du conseil municipal d’Addis-Abeba et 4 membres de conseils régionaux (Amhara, Oromia [chefe], Centre de l’Éthiopie et Éthiopie du Sud) ont également été [traduction] « arrêtés sur des ordres qui auraient été donnés par le Poste de commandement (Command Post) [2] après la déclaration de l’état d’urgence » (EHRC 2024-11-19, 41). La source ajoute que [traduction] « certains » d’entre eux ont obtenu leur libération « [a]près des mois » (EHRC 2024-11-19, 41).
D’après Freedom House, le Parti de la prospérité, au pouvoir, accuse les membres des partis d’opposition et les critiques du gouvernement d’avoir des liens avec [traduction] « des groupes rebelles ou des ennemis de l’État » pour restreindre leur participation politique (2025-02-26, sect. B2). La source ajoute que le parti au pouvoir utilise également des allégations de corruption contre des fonctionnaires ou des politiciens de l’opposition [traduction] « pour punir la dissension » (Freedom House 2025-02-26, sect. C2). De même, Lifos signale que des cas d’arrestation et de détention de politiciens et [traduction] « d’autres personnes soupçonnées d’avoir des liens avec l’opposition armée ou de la soutenir » semblent être le résultat d’interventions du gouvernement, utilisées pour contrôler le récit venant des zones de conflit (Suède 2024-12-18, 7).
L’EHRC souligne que, dans la région d’Oromia en particulier, [traduction] « des arrestations de masse, des restrictions sur les déplacements, des détentions, y compris de membres de partis politiques, » ont été justifiées par les autorités comme une réponse à la situation sécuritaire ou attribuées à des « soupçons de "soutien ou d’aide à des groupes armés actifs dans la région" » (2024-11-19, 45). Dans son rapport national sur l’Éthiopie, le Service de l’immigration du Danemark (Danish Immigration Service – DIS) relate des entretiens avec 3 chercheurs, un institut de recherche ainsi que l’EHRC qui ont déclaré qu’il est [traduction] « difficile pour les acteurs étatiques et non étatiques de distinguer les amis des ennemis » dans le conflit en cours en Oromia [3] (Danemark 2024-10, 45).
Par exemple, des sources signalent que Taye Dendea, ancien ministre de la Paix de l’Éthiopie qui a critiqué la réponse au conflit interne de la part de son propre parti, au pouvoir, a été arrêté en 2023 (Amnesty International 2024-02-19; Freedom House 2024-02-29, sect. D4) et accusé d’avoir des liens avec l’Armée de libération oromo (Oromo Liberation Army – OLA) [4] (Freedom House 2024-02-29, sect. D4). D’après un article publié par l’Addis Standard, Taye Dendea a été libéré sous caution en décembre 2024, et arrêté encore en juin 2025 car il fait de nouveau face à des chefs d’accusation qui avaient auparavant été abandonnés par la cour (2025-06-02). Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) écrit dans son rapport sur la situation des droits de la personne en Éthiopie que la police a arrêté 4 membres de partis d’opposition en décembre 2023, 3 jours avant une manifestation publique prévue contre [traduction] « les conflits en cours dans diverses parties du pays » (Nations Unies 2024-06, paragr. 26). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucune information indiquant si ces personnes ont par la suite été libérées ou poursuivies en justice.
Selon Lifos, tout comme le gouvernement fédéral a davantage visé les Tigréens et les groupes armés tigréens pendant la guerre au Tigré [5], dans le contexte du conflit armé dans la région d’Amhara, le gouvernement prend des [traduction] « mesures répressives » contre les groupes armés amharas comme Fano et les opposants politiques et les critiques (Suède 2024-12-18, 8). Le DIS s’est entretenu avec un professeur a temps partiel de l’École de gouvernance transnationale (School of Transnational Governance) et au Centre des politiques migratoires (Migration Policy Centre) de l’Institut universitaire européen (European Union Institute – EUI) (EUI s.d.), qui a dit que les autorités de l’État voient [traduction] « tous les Amharas », « sans faire de distinction », comme faisant partie de Fano et qu’elles « considèrent toute personne opposée à elles comme une représentante de Fano », ce qui fait que les Amharas sont « pris pour cible et persécutés de façon généralisée » (Danemark 2024-10, 49). Le DIS a également publié des notes de son entretien mené en mai 2024 avec le Centre éthiopien des défenseurs des droits de la personne (Ethiopian Human Rights Defenders Center – EHRDC), organisation de la société civile, au cours de laquelle l’EHRDC a déclaré que tout comme lors de la guerre au Tigré, les autorités vérifient maintenant les personnes ayant des noms amhariques en consultant une liste contenant [traduction] « les noms de journalistes, de militants ainsi que de défenseurs des droits de la personne actifs et qui défendent la cause amhara » (Danemark 2024-10, 87). La police et les forces de sécurité mènent
[traduction]
des fouilles aléatoires à Addis-Abeba et elles vérifient les téléphones et les comptes de médias sociaux pendant les fouilles. Si les autorités découvrent une vidéo ou une publication en lien avec Fano ou l’OLF, les membres de la famille seront également interrogés et soumis à une vérification des antécédents. Si quelque chose indique qu’une personne soutient un mouvement d’opposition ou est impliquée dans un de ces mouvements, les autorités interrogeront cette personne. Les vérifications et les fouilles sont menées aléatoirement presque tous les soirs à Addis-Abeba (Danemark 2024-10, 87).
En s’appuyant sur des entretiens menés en novembre 2023 avec des sources confidentielles, le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas écrit que les autorités étaient [traduction] « particulièrement à la recherche de personnes qui mobilisaient du soutien financier ou logistique pour les groupes armés ou qui amassaient de l’information pour eux », ce qui pourrait dans certains cas comprendre « des membres de partis politiques ou d’autres groupes ainsi que des gens d’affaires »; en outre, une source confidentielle a déclaré que les arrestations de masse étaient utilisées pour trouver de telles cibles (Pays-Bas 2024-01-31, paragr. 3.2.2.3).
Selon Freedom House, l’appareil judiciaire d’Éthiopie subit l’ingérence politique du gouvernement (2025-02-26, sect. F1). La même source ajoute que les juges sont destitués ou arrêtés s’ils tentent d’agir de façon indépendante, alors que les forces de sécurité jouissent de [traduction] « l’impunité », en particulier dans les cas concernant le traitement de prisonniers politiques (Freedom House 2025-02-26, sect. F1). D’après Lifos, les autorités de l’État seraient mêlées à des enlèvements de journalistes, de militants et d’autres critiques de la réponse en matière de sécurité et des conditions humanitaires dans les zones de conflit (Suède 2024-12-18, 7). De même, dans les Country Reports 2023, publiés par les États-Unis, on peut lire que les médias locaux ont signalé une [traduction] « augmentation des disparitions forcées d’acteurs importants critiques à l’endroit du gouvernement », parmi eux « des commentateurs politiques, d’anciens officiers militaires, des journalistes d’enquête et des militants sur les médias sociaux » (É.-U. 2024-04-22, 5). L’EHRC relate le cas d’un des membres de son personnel qui a été [traduction] « battu par des gens identifiés comme des membres des forces de sécurité du gouvernement », à Bahir Dar, dans la région d’Amhara (2024-11-19, 43). Reporters sans frontières (RSF) signale que de [version française de RSF] « nombreux » reporters qui n’étaient pas « alignés sur la communication gouvernementale » dans leurs couvertures des conflits de l’Amhara et du Tigré ont été détenus « sur la base de graves accusations » et souligne en outre que « parf[o]is » des journalistes ont été détenus pendant des « mois et dans des camps militaires en plein désert » et que « [p]lusieurs » journalistes demeurent emprisonnés (RSF [2025]).
2.1 Citoyens éthiopiens pour la justice sociale (ECSJ ou Ezema)
Selon Lifos, depuis sa création en 2019, Ezema était perçu comme [traduction] « ayant largement appuyé le gouvernement fédéral », partageant sa vision de « l’unité nationale » et une position idéologique contre la « politique fondée sur l’ethnie » (Suède 2024-12-18, 9). Toutefois, la même source souligne que, selon des [traduction] « informations provenant de sources éthiopiennes et internationales », Ezema a également connu des tensions avec le gouvernement fédéral, y compris des arrestations signalées à Addis-Abeba lors de l’état d’urgence en 2023 et d’autres arrestations et des « traitements violents » en Éthiopie du Sud, en octobre 2024, et pour lesquels, selon Lifos, peu de détails ont été fournis (Suède 2024-12-18, 9). L’EHRC signale que [traduction] « environ » 90 dirigeants et membres d’Ezema actifs dans le district d’Arbaminch Zuriya, dans la zone Gamo de l’Éthiopie du Sud, ont été arrêtés par les autorités gouvernementales en novembre 2023 « au motif qu’ils "déstabilisaient la région, causaient des blessures et portaient atteinte à la vie humaine" » (2024-11-19, 46).
L’EHRDC a signalé pendant son entretien avec le DIS qu’un groupe politique non officiel fondé par [traduction] « d’anciens membres du parti d’opposition Ezema » manifestait et demandait la fin du conflit, et que les autorités ont répondu de la façon suivante :
[traduction]
Cinq membres ont été détenus. Un membre a réussi à s’enfuir à Nairobi. Alors qu’il était à Nairobi, cinq policiers ont encerclé sa maison et ont interrogé son épouse et ses enfants et ont posé des questions au sujet de l’endroit où il se trouvait. Les policiers ont ensuite tout détruit à l’intérieur de la maison (Danemark 2024-10, 87).
Des sources soulignent qu’en octobre 2023, Chanie Kebede, chef d’Ezema, a été arrêté par les autorités en vertu de dispositions de l’état d’urgence; le parti a déclaré que l’incident était [traduction] « sans liens » avec ses responsabilités de chef du parti (Addis Standard 2023-10-02; Borkena 2023-10-03). D’après Borkena, une plateforme en ligne basée à Toronto et mettant l’accent sur les actualités éthiopiennes [6] (Borkena 2024-11-17), Chanie Kebede se trouvait en prison en date de septembre 2025 (Borkena 2025-09-11). En outre, des sources signalent que, le 31 mai 2024, Yeshiwas Assefa, l’ancien chef d’Ezema, a été arrêté parce qu’il aurait [traduction] « "incité à la violence" » (Addis Standard 2024-06-05; Borkena 2024-06-08) avec ses publications sur les médias sociaux (Borkena 2024-06-08). Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucune information indiquant si Yeshiwas Assefa a par la suite été libéré ou poursuivi en justice.
2.2 Congrès fédéraliste oromo (OFC)
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur le traitement que réservent les autorités aux membres et aux dirigeants de l’OFC.
Selon Freedom House, l’OFC a pris part au boycottage des élections de 2021 (2025-02-26, sect. B2).
Dans l’Addis Standard, on peut lire qu’en août 2023, Bekele Gerba a démissionné de son poste de premier vice-président de l’OFC; selon un article de la BBC en amharique, il a dit avoir démissionné en raison de [traduction] « la grave situation politique en Éthiopie », qui, selon lui, restreignait « "la lutte pacifique et la liberté personnelle" » (2023-08-28). Le journal ajoute que Bekele Gerba a été incarcéré dans la foulée de la violence qui a eu lieu en réponse à l’assassinat de l’artiste oromo Hachalu Hundessa en juin 2020; il a été libéré après avoir passé 18 mois en prison et il s’est ensuite enfui aux États-Unis (Addis Standard 2023-08-28).
En avril 2024, l’épouse d’un membre du comité central de l’OFC a déclaré à l’Addis Standard que son époux était détenu par la police depuis plus d’une semaine et qu’il n’avait pas encore comparu devant un tribunal (2024-04-26). Un porte-parole de l’OFC a également signalé au journal la détention du membre du comité et a en outre signalé qu’au moins 7 autres membres ont été détenus dans la région d’Oromia [traduction] « pendant une longue période »; et que l’endroit où se trouvent certains d’entre eux est inconnu (Addis Standard 2024-04-26).
2.3 Front de libération oromo (OLF)
Selon Freedom House, l’OLF a pris part au boycottage des élections de 2021 (2025-02-26, sect. B2).
Selon des entretiens menés par le DIS avec plusieurs interlocuteurs, y compris des chercheurs et des organisations, bien que l’OLF soit désigné comme un [traduction] « parti d’opposition légal », ses membres et ses partisans sont exposés « à un risque » d’être pris pour cible par les autorités de l’État (Danemark 2024-10, 44). Au cours d’un entretien avec la même source, un chercheur international a expliqué que le gouvernement fédéral a [traduction] « de facto "décapité" l’OLF, qui, dans les faits, ne peut pas fonctionner comme parti d’opposition » et a donné en exemple l’assassinat, en avril 2024, d’un « membre éminent de l’OLF » (Danemark 2024-10, 97). Des sources signalent qu’en avril 2024, un membre important de l’OLF qui [traduction] « critiquait ouvertement » le gouvernement fédéral, Bate Urgessa, a été tué dans la région d’Oromia; sa famille accuse les forces de sécurité du gouvernement, une allégation niée par les autorités régionales (BBC 2024-04-10; Freedom House 2025-02-26, sect. B1).
Le DIS s’est entretenu avec 2 chercheurs d’Addis-Abeba qui s’entendaient pour dire que [traduction] « les membres subalternes de l’OLF sont plus susceptibles d’être victimes d’assassinat ou d’enlèvement comparativement aux membres haut placés » en raison du « risque accru pour l’auteur » en prenant pour cible un haut responsable connu du public qui bénéficie d’une meilleure protection que ses subalternes (Danemark 2024-10, 45). Le rapport du DIS fournit également les renseignements suivants au sujet de l’OLF et de sa base :
[traduction]
Au cours d’un entretien pour le présent rapport, un institut de recherche a souligné que, pour de nombreux Oromos, l’OLF est demeuré un symbole de résistance, mais l’OLF ne constitue pas une unité cohésive. Il s’agit davantage d’une « forme sociale de résistance »; il est donc difficile de distinguer ses membres des membres de la communauté (Danemark 2024-10, 45).
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a pas trouvé d’autres renseignements allant dans le même sens.
Le rapport annuel publié par Freedom House sur les événements de 2023 présente le cas de [traduction] « [p]lusieurs » dirigeants de l’OLF qui étaient détenus depuis 2020 malgré des décisions judiciaires exigeant leur remise en liberté (2024-02-29, sect. B1). Selon des sources, en septembre 2024, les 7 dirigeants de l’OLF ont été remis en liberté après 4 années de détention sans accusation (Addis Standard 2024-09-05; Human Rights Watch 2024-09-09).
2.4 Mouvement national de l’Amhara (NaMA)
En citant un rapport de Lifos publié en suédois en mai 2020, le rapport de mars 2021 du DIS sur les partis d’opposition éthiopiens décrit le NaMA comme [traduction] « un parti ethno-nationaliste » fondé en juin 2018 (Danemark 2021-03, 14). Dans son rapport publié en 2024. Lifos écrit que la relation entre les autorités de l’État et le parti NaMA est jalonnée d’une [traduction] « suite d’interventions gouvernementales » (Suède 2024-12-18, 9). La source ajoute que les opérations de sécurité de l’État en Amhara ont débuté au cours de la première moitié de 2022; [traduction] « le gouvernement a commencé à viser de plus en plus les forces nationalistes amharas », y compris « les personnes ayant des liens avec le NaMA » qui auraient figuré parmi les « politiciens arrêtés en plus des membres de l’opposition armée amhara »; avec l’intensification du conflit et la déclaration de l’état d’urgence en août 2023, d’autres arrestations ont suivi (Suède 2024-12-18, 10).
Selon des sources, en août 2023, les autorités ont arrêté Christian Tadele, un député [du NaMA (É.-U. 2024-04-22, 15)] connu pour critiquer le gouvernement (Amnesty International 2024-02-19; É.-U. 2024-04-22, 15) et sa gestion du conflit armé en Amhara (É.-U. 2024-04-22, 15). Des sources signalent que Christian Tadele a été [traduction] « batt[u] » par la police (Borkena 2023-08-04; Addis Insight 2023-08-05). D’après Human Rights Watch, Christian Tadele est demeuré en détention tout au long de l’année 2024 (Human Rights Watch 2025-01-16). Des sources font observer qu’un autre député du parti d’opposition NaMA, Desalegn Chane, [connu pour se montrer critique à l’endroit du premier ministre (Amnesty International 2024-02-19)], a été détenu par les autorités au début de 2024 (Amnesty International 2024-02-19; Human Rights Watch 2025-01-16). L’organisation Human Rights Watch souligne qu’il a été remis en liberté le 14 mars de la même année (2025-01-16).
Borkena signale qu’en avril 2025, Belete Molla, ministre de l’Innovation et de la Technologie du premier ministre Abiy depuis 2021, a été élu président du NaMA pendant la troisième assemblée générale du parti (2025-04-07). L’assemblée a été tenue à Addis-Abeba plutôt qu’au lieu habituel – Bahir Dar, dans la région d’Amhara (Borkena 2025-04-07). Borkena souligne que le NaMA était autrefois un parti politique d’opposition [traduction] « populaire », malgré sa création récente, mais qu’il a depuis perdu « une portion importante de sa base dans la région d’Amhara, en Éthiopie » parce qu’il serait passé « d’opposant à allié et partisan du Parti de la prospérité du premier ministre Abiy, au pouvoir » (2025-04-07).
De même, une lettre signée par 35 organisations internationales amharas [7] et publiée en mai 2025 sur le site Internet de l’Association amhara des États-Unis (Amhara Association of America – AAA), une organisation basée aux États-Unis qui défend les intérêts politiques et humanitaires du peuple amhara de l’Éthiopie (AAA s.d.), dénonce la [traduction] « poignée » de dirigeants qui, en plus de Belete Molla, ont rejoint le cabinet du président Abiy, comme « Gashaw Mersha et Yesuf Ibrahim présentement titulaires d’une charge » (AAA 2025-05-27).
2.5 Parti Balderas
Selon Lifos, le traitement que réservent les autorités fédérales aux partis politiques d’opposition, comme Balderas et d’autres partis amharas, est influencé par le conflit armé dans la région d’Amhara :
[traduction]
L’objet de la réponse répressive des autorités contre les figures de l’opposition a varié, du moins en partie, selon les dynamiques politiques et la situation sécuritaire dans le pays. Avec les tensions accrues en Amhara en 2022 et l’escalade de 2023, les Amharas et les nationalistes amharas ont été plus largement touchés. Dans ce contexte, les partis NaMA et Balderas sont inclus étant donné leurs relations avec la communauté amhara (Suède 2024-12-18, 9).
Toujours selon Lifos, avant le conflit en Amhara, les autorités fédérales ont commencé leur [traduction] « répression » de Balderas en tant que parti « dominé par les Amharas » perçu comme « proche des nationalistes amharas et en faveur de Fano » en raison de l’identité du fondateur et ancien chef du parti (qui a démissionné en août 2022), Eskinder Nega (Suède 2024-12-18, 10). Eskinder Nega est connu pour avoir [traduction] « pris le commandement d’une milice basée en Amhara » en mai 2023, un groupe qui semble ensuite avoir rejoint les milices Fano; la source souligne toutefois que la position du parti Balderas demeure inconnue au sujet des activités de son ancien chef après sa démission (Suède 2024-12-18, 10).
Des sources font observer qu’Eskinder Nega a été arrêté en 2020 – au cours de la [version française d’Amnesty International] « répr[ession] » gouvernementale qui a suivi l’assassinat du chanteur oromo Hachalu Hundessa (Amnesty International 2020-07-18; Borkena 2022-08-11) – parce qu’il aurait [traduction] « "tenté d’inciter à la violence et menacé l’ordre constitutionnel" » (Borkena 2022-08-11). Borkena souligne qu’il a été libéré, et que, en août 2022, Eskinder Nega a démissionné comme chef du parti Balderas en disant qu’il ne pouvait pas exercer les tâches associées au rôle [traduction] « en raison de la répression et de la dictature pures et simples du gouvernement » (Borkena 2022-08-11). Borkena ajoute qu’en date d’août 2022, le parti Balderas n’a pas de statut national en tant que parti politique et que ses membres sont [traduction] « surtout » des résidents d’Addis-Abeba (2022-08-11).
L’organisation Freedom House fait observer qu’en mars 2023, la Commission électorale nationale d’Éthiopie (National Electoral Board of Ethiopia – NEBE) et l’EHRC ont exprimé des préoccupations au sujet des restrictions imposées par les autorités aux activités des partis d’opposition, y compris celles du parti Balderas; l’EHRC a fait état de [traduction] « policiers qui perturbent » leurs assemblées (2024-02-29, sect. B1). Par exemple, des médias signalent que le vice-président du parti Balderas, Amaha Dagnew, a été arrêté et détenu le 11 mars 2023 (Addis Insight 2023-04-03; Borkena 2023-03-13). Borkena ajoute que les autorités l’ont remis en liberté le jour même, seulement 2 jours avant la date prévue pour l’assemblée générale du parti, assemblée que les autorités régionales ont empêchée d’avoir lieu (2023-03-13). La plateforme numérique d’actualités éthiopiennes Addis Insight souligne que, le 1er avril 2023, Amaha Dagnew a été [traduction] « de nouveau enlevé sans explications » à sa résidence; tout comme d’autres dirigeants, adeptes et partisans du parti Balderas l’ont été « à répétition » « au cours des derniers jours » par le gouvernement qui tente d’empêcher le parti de tenir l’assemblée générale requise pour « finaliser l’obtention de son statut national » (2023-04-03).
3. Renseignements additionnels sur le parti Balderas
3.1 Documents délivrés aux membres
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement sur les documents délivrés aux membres du parti Balderas.
3.2 Drapeau et logo du parti Balderas
Un logo est affiché sur le site Internet en amharique du parti Balderas; la Direction des recherches a observé les caractéristiques suivantes :
- le logo est circulaire avec une bordure verte, jaune et rouge et un fond jaune-beige;
- en haut et en bas, à l’intérieur du cercle, du texte amharique en vert suit la courbe du cercle;
- au centre, un poing levé est tracé en rouge (Balderas for True Democracy s.d.).
Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement sur le drapeau du parti Balderas.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.
Notes
[1] Pour répondre à une montée de la violence dans la région d’Amhara entre les forces gouvernementales et la milice Fano, la Chambre des représentants du peuple (House of People's Representatives) de l’Éthiopie a approuvé la déclaration de l’état d’urgence, en vigueur à compter d’août 2023 dans l’ensemble du pays (Amnesty International 2024-02-19). L’état d’urgence conférait des [version française d’Amnesty International] « pouvoirs étendus » aux autorités de l’État, y compris celui « d’arrêter des suspects sans mandat du tribunal, d’imposer des couvre-feux, d’empêcher la liberté de mouvement et d’interdire les assemblées publiques ou les associations » (Amnesty International 2024-02-19). [retour]
[2] Lors de la prolongation de l’ordonnance relative à l’état d’urgence annoncée le 2 février 2024, la région de l’Amhara est tombée sous le contrôle d’un [version française d’Amnesty International] « poste de commandement dirigé par le chef du Service national des renseignements et de la sécurité [National Intelligence and Security Service], qui rend compte directement au premier ministre » (Amnesty International 2024-02-19). [retour]
[3] Les conflits armés dans les régions d’Oromia et d’Amhara se seraient [traduction] « aggravés » en 2024 et une « campagne gouvernementale continue pour réprimer les groupes d’opposition armés » a donné lieu à des affrontements violents répétés (Freedom House 2025-02-26, sect. F3). De [traduction] « vastes tueries fondées sur l’appartenance ethnique ont été commises en Oromia par des milices amharas, l’Armée de libération oromo [Oromo Liberation Army – OLA], les forces régionales d’Oromia et les forces fédérales » (Freedom House 2024-02-29, sect. F3). Au cours d’un entretien avec le DIS, l’EHRC a précisé qu’il y a eu [traduction] « des attaques et des crimes très nombreux contre les civils » commis par des forces étatiques et non étatiques en Oromia, et que « des attaques servant de vengeance et de représailles » ont aussi lieu (Danemark 2024-10, 45-46). [retour]
[4] La « [t]ension » entre l’OLF et le gouvernement fédéral d’Éthiopie a donné lieu à la montée de l’OLA, une aile [traduction] « qui a opté pour la résistance armée » contre les autorités de l’État et a fait de la région d’Oromia « une des zones de conflit les plus touchées au pays » (ISS 2024-07-22). [retour]
[5] Entre 2020 et 2022, les forces tigréennes et le gouvernement fédéral d’Éthiopie étaient en guerre (ISS 2024-07-22). [retour]
[6] Borkena est une [traduction] « plateforme indépendante » gérée par une seule personne et vise à présenter « des actualités et à servir de plateforme aux penseurs influents » ainsi qu’à promouvoir les petites entreprises dans la communauté éthiopienne (Borkena 2024-11-17). BBC Monitoring décrit Borkena comme un [traduction] « site pro-opposition » (BBC 2025-06-06). [retour]
[7] Voici la liste des signataires : Canadian Amhara Societies Alliance (CASA); Federation of Amhara Associations in New Zealand (FAANZ); Amhara Association of America (AAA); Amhara Association of Calgary; Amhara Community in Toronto; Amhara Society Social Forum; Dejen for Amhara Survival; The Federation of Amhara Associations in Australia; Amhara Association in New South Wales; Amhara Association in Western Australia; Amhara Association in Queensland (AAQ); Amhara Families Society of Wellington in New Zealand; Amhara Support, Relief, and Rehabilitation Association (ASRRA) - Christchurch, New Zealand; Amhara Families Ethiopian Association in Auckland; Amhara Professionals Union (APU); Amhara Association of Nevada; Amhara Association Arizona; Amhara Association of Chicago – Illinois; Amhara Association of Los Angeles – California; Amhara Association of Michigan; Amhara Association in Dallas – Texas; Amhara Association in Georgia; Amhara Association in South Carolina; Black Lion Amhara Movement; Amhara Community in Sioux Falls, South Dakota; Amhara Association of Colorado; Association Amhara Éthiopienne en France; Amhara Association in Sweden; Amhara Association in Switzerland; Fidel Amhara Community Organization; Gonder Province Welkait Tsegede-Telemet Amhara Identity Civic Association in North America; Washington Area Amhara Association (WAAA); Amhara Association of Oregon (AAA 2025-05-27). [retour]
Références
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Addis Insight. 2023-04-03. « Ethiopian Government Abducts Deputy President of Balderas for Genuine Democracy Party, Mr. Amaha Dagnew ». [Date de consultation : 2025-08-27]
Addis Standard. 2025-06-02. « News: Taye Dendera Arrested From his Residence Hours After Court Reinstated Dropped Charges ». [Date de consultation : 2025-10-14]
Addis Standard. 2024-09-05. « Seven Senior OLF Leaders Released After Over Four Years of Detention Without Charges, Despite Repeated Court Orders ». [Date de consultation : 2025-08-25]
Addis Standard. 2024-06-05. « Former Ezema Leader Yeshiwas Assefa Detained Without Court Appearance for over 48 hours ». [Date de consultation : 2025-09-10]
Addis Standard. 2024-05-23. « News: Caucus of Opposition Parties Accuses National Dialogue Commission of 'Political Bias' and 'Failure to Ensure Inclusivity' ». [Date de consultation : 2025-08-25]
Addis Standard. 2024-04-26. « OFC Central Committee Member Held in Police Custody for More than a Week without Court Hearing: Family Member ». [Date de consultation : 2025-09-02]
Addis Standard. 2023-10-02. « News: Ezema Asserts Chairman's Arrest Is Not Connected to his Party Leadership Role ». [Date de consultation : 2025-08-26]
Addis Standard. 2023-08-28. « #ASDailyScoop: Prominent Politician Bekele Gerba Resigns from Oromo Federalist Congress, Seeks Asylum in US ». [Date de consultation : 2025-08-21]
Amhara Association of America (AAA). 2025-05-27. « Denouncement of the Regime-Aligned Faction of Former NaMA Officials ». [Date de consultation : 2025-08-28]
Amhara Association of America (AAA). S.d. « About Us ». [Date de consultation : 2025-08-28]
Amnesty International. 2025-04-24. « Ethiopia ». The State of the World's Human Rights. [Date de consultation : 2025-08-21]
Amnesty International. 2024-02-19. « Ethiopia: Authorities Must Stop Using State of Emergency Law to Silence Peaceful Dissent ». [Date de consultation : 2025-08-19]
Amnesty International. 2020-07-18. « Ethiopia: Account for all People Arrested After Hachalu Hundesa's Killing ». [Date de consultation : 2025-09-15]
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Autres sources consultées
Sources orales : Amhara Association of America; Amhara Association of Calgary; Association for Human Rights in Ethiopia; Balderas for True Democracy Party; Genocide Prevention in Ethiopia.
Sites Internet, y compris : Africa Confidential; Africanews; The Africa Report; Al Jazeera; Armed Conflict Location & Event Data; Associated Press; Association for Human Rights in Ethiopia; Asylum Research Centre; Canadian Amhara Societies Alliance; CIVICUS; Daily News Egypt; Deutsche Welle; Ethiopia Insight; Éthiopie – National Electoral Board of Ethiopia; France – Office français de protection des réfugiés et apatrides; Horn Affairs; International Crisis Group; Lawyers for Human Rights; Political Handbook of the World; The Reporter; Royaume-Uni – Home Office.