Réponses aux demandes d'information

​​​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

La base de données contient les RDI en français et anglais archivées depuis sept ans. Les RDI antérieures sont accessibles sur le site Web European Country of Origin Information Network.

Les RDI publiées par la CISR sur son site Web peuvent contenir des documents annexés inaccessibles en raison de problèmes techniques et peuvent inclure des traductions de documents initialement rédigées dans d'autres langues que l'anglais ou le français. Pour obtenir une copie d'un document annexé et/ou une version traduite des documents annexés de RDI, veuillez en faire la demande par courriel.

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Les réponses aux demandes d'information (RDI) citent des renseignements qui sont accessibles au public au moment de leur publication et dans les délais fixés pour leur préparation. Une liste de références et d'autres sources consultées figure dans chaque RDI. Les sources citées sont considérées comme les renseignements les plus récents accessibles à la date de publication de la RDI.    

Les RDI n'apportent pas, ni ne prétendent apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile donnée. Elles visent plutôt à appuyer le processus d'octroi de l'asile. Pour obtenir plus de renseignements sur la méthodologie utilisée par la Direction des recherches, cliquez ici.   

C'est aux commissaires indépendants de la CISR (les décideurs) qu'il incombe d'évaluer les renseignements contenus dans les RDI et de décider du poids qui doit leur être accordé après avoir examiné les éléments de preuve et les arguments présentés par les parties.    

Les renseignements présentés dans les RDI reflètent uniquement les points de vue et les perspectives des sources citées et ne reflètent pas nécessairement la position de la CISR ou du gouvernement du Canada.    

23 avril 2013

KGZ104390.F

Kirghizistan : information sur le mariage mixte entre une personne ouïgoure et une personne kirghize, y compris le traitement qui leur est réservé par la société et les autorités (2011-avril 2013)

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

Parmi les sources qu'elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d'information sur le mariage mixte entre une personne ouïgoure et une personne kirghize.

Les Ouïgours ne représentent d’ailleurs qu’environ 1 p. 100 de la population du Kirghizistan (MRG mai 2011; L'aménagement linguistique dans le monde 29 sept. 2011).

Au cours d'un entretien téléphonique avec la Direction des recherches, un anthropologue qui, depuis 2002, conduit une recherche sur les transformations politiques au Kirghizistan et qui est chargé de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), un organisme public en France dont les recherches couvrent « l'ensemble des domaines scientifiques, technologiques et sociétaux » (CNRS 19 avr. 2013), a affirmé qu'au Kirghizistan, les mariages entre les Ouïgours et les Kirghizes ne sont pas interdits (ibid. 16 avr. 2013). Toutefois, il a ajouté que chez les Ouïgours, les traditions font que les gens ont « tendance à se marier avec une personne provenant de leur groupe ethnique » (ibid.). Selon un rapport publié par l'Institut allemand de recherche en économie (German Institute for Economic Research), un organisme sans but lucratif financé principalement par l'État (German Institute for Economic Research s.d.), les ménages au Kirghizistan sont généralement constitués de membres d'une seule ethnie (Esenaliev et Steiner 2012, 7). Le rapport souligne également que, selon les données obtenues par les enquêtes intégrées sur les ménages menées par le Comité national de la statistique du Kirghizistan en 2005, 2007 et 2009, les chefs de ménages d'origine kirghize sont, dans 98 p. 100 des cas, mariés à une personne kirghize (ibid., 6-7).

L'anthropologue a expliqué que, dans certains cas, une pression sociale peut être exercée pour que le mariage unisse des membres d'une même ethnie, mais que cela dépend de l'origine, de la situation géographique et des conditions économiques de la famille ou du groupe ethnique (anthropologue 16 avr. 2013). Des sources signalent qu'au Kirghizistan, le mariage n'est pas seulement l'union de deux personnes, mais aussi celle de deux familles (ibid.; Borbieva janv. 2012). Dans certains cas, le mariage peut être arrangé par les familles (ibid.; anthropologue 16 avr. 2013). D'après l'anthropologue, de façon générale, « on cherche à marier la jeune fille à un homme ayant un rang social plus élevé » (ibid.). Il a affirmé qu'en général, les hommes « ont plus de choix », mais que pour certains, le mariage peut être plus difficile en raison des conditions modestes de la famille (ibid.).

Parmi les sources qu'elle a consultées, la Direction des recherches n'a trouvé aucune information sur le traitement réservé par la société et les autorités aux couples mixtes dont l’union est formée d’une personne ouïgoure et d’une personne kirghize.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

L'aménagement linguistique dans le monde. 29 septembre 2011. Jacques Leclerc. « Kirghizistan ». <http://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/kirghizistan.htm> [Date de consultation : 22 avr. 2013]

Borbieva, Noor O'Neill. Janvier 2012. « Kidnapping Women: Discourses of Emotion and Social Change in the Kyrgyz Republic ». Anthropological Quarterly. Vol. 85, nº 1. <http://www.readperiodicals.com/201201/2592689961.html> [Date de consultation : 22 avr. 2013]

Centre national de la recherche scientifique (CNRS). 19 avril 2013. « Présentation ». <http://www.cnrs.fr/fr/organisme/presentation.htm> [Date de consultation : 22 avr. 2013]

Esenaliev, Damir et Susan Steiner. 2012. Are Uzbeks Better off than Kyrgyz? Measuring and Decomposing Horizontal Inequality. Discussion Papers 1252. Berlin : German Institute for Economic Research. <http://www.diw.de/documents/publikationen/73/diw_01.c.411250.de/dp1252.pdf> [Date de consultation : 22 avr. 2013]

German Institute for Economic Research. S.d. « About Us ». <http://www.diw.de/en/diw_01.c.100293.en/about_us/about_us.html> [Date de consultation : 23 avr. 2013]

Minority Rights Group International (MRG). Mai 2011. « Kyrgyzstan Overview ». World Directory of Minorities and Indigenous Peoples. <http://www.minorityrights.org/?lid=2346&tmpl=printpage> [Date de consultation : 22 avr. 2013]

Autres sources consultées

Sources orales : Un professeur du Centre for Interdisciplinary Area Studies - Middle East, Africa, Asia (ZIRS) Martin Luther University Halle-Wittenberg et un représentant de la International Uyghur Human Rights & Democracy Foundation n'ont pas pu fournir de renseignements.

Publication : Lonely Planet Kirghizistan.

Sites Internet, y compris : 24.kg; Agence de presse Ferghana; AKIpress.com; Amnesty International; Australie – Migration Review Tribunal; Azerros; Cairn.info; Chine-Nouvelle.com; Courrier international; Le Devoir; DkNews; ecoi.net; États-Unis – Department of State, Overseas Security Advisory Council; EurasiaNet; Factiva; Le Figaro; France – Cour nationale du droit d'asile; France 24; Freedom House; Human Rights First; Human Rights Watch; Institute for War and Peace Reporting; International Crisis Group; International Teams; Libération; Minorities at Risk; Minority Electronic Resources; Nations Unies – Refworld, ReliefWeb, Réseau d'information régionaux intégrés; Radio Free Asia; Radio Free Europe/Radio Liberty; Rg.ru; Royaume Uni – Home Office; The Times of Central Asia; Uyghur American Association; Uyghur Human Rights Project.



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