Réponses aux demandes d'information

​​​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

La base de données contient les RDI en français et anglais archivées depuis sept ans. Les RDI antérieures sont accessibles sur le site Web European Country of Origin Information Network.

Les RDI publiées par la CISR sur son site Web peuvent contenir des documents annexés inaccessibles en raison de problèmes techniques et peuvent inclure des traductions de documents initialement rédigées dans d'autres langues que l'anglais ou le français. Pour obtenir une copie d'un document annexé et/ou une version traduite des documents annexés de RDI, veuillez en faire la demande par courriel.

Avertissement

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Les réponses aux demandes d'information (RDI) citent des renseignements qui sont accessibles au public au moment de leur publication et dans les délais fixés pour leur préparation. Une liste de références et d'autres sources consultées figure dans chaque RDI. Les sources citées sont considérées comme les renseignements les plus récents accessibles à la date de publication de la RDI.    

Les RDI n'apportent pas, ni ne prétendent apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile donnée. Elles visent plutôt à appuyer le processus d'octroi de l'asile. Pour obtenir plus de renseignements sur la méthodologie utilisée par la Direction des recherches, cliquez ici.   

C'est aux commissaires indépendants de la CISR (les décideurs) qu'il incombe d'évaluer les renseignements contenus dans les RDI et de décider du poids qui doit leur être accordé après avoir examiné les éléments de preuve et les arguments présentés par les parties.    

Les renseignements présentés dans les RDI reflètent uniquement les points de vue et les perspectives des sources citées et ne reflètent pas nécessairement la position de la CISR ou du gouvernement du Canada.    

10 juillet 2012

HUN104118.EF

Hongrie : information indiquant si la police remet une lettre au plaignant lorsque l’enquête policière est close; si la lettre précise si le plaignant peut demander une copie du dossier d’enquête

Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

Dans un formulaire donnant des directives aux personnes victimes d’un crime, la police nationale de Hongrie (Hungarian National Police) écrit qu’après le dépôt d’une plainte à la police, la victime reçoit un numéro de référence qui peut être utilisé pour obtenir de l’information auprès du service de police concernant les résultats de l’enquête (Hongrie s.d.). La police souligne également que les documents concernant une enquête policière peuvent être achetés aux postes de police (ibid.).

Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches le 29 juin 2012, un représentant du Comité Helsinki hongrois (Hungarian Helsinki Committee - HHC) a signalé que [traduction] « l’enquête relative à une plainte présentée à la police doit être close par une décision officielle qui doit être envoyée au plaignant, qui peut demander un contrôle judiciaire de cette décision ».

Selon le représentant du HHC, il n’y a pas de modèle officiel pour la lettre délivrée à la fin d’une enquête, mais son contenu est réglementé par la loi (HHC 29 juin 2012). Le paragraphe 72(1) de la loi sur la procédure administrative précise que les éléments suivants doivent figurer dans toutes les lettres :

[traduction]

a) le nom de l’autorité exécutante, le nom du responsable du cas et le numéro du cas;

b) le nom et l’adresse du plaignant, et les autres renseignements personnels fournis par le plaignant;

c) le sujet du cas;

d) dans le dispositif de la décision,

da) la décision de l’autorité, la possibilité d’un recours judiciaire, et où et jusqu’à quand il peut être intenté,

db) dans les cas où une autorité ayant une expertise particulière a participé à la procédure, son nom et le dispositif de sa décision,

dc) le coût de la procédure (il n’y a aucuns frais administratifs pour les plaintes déposées à la police);

e) dans les motifs,

ea) les faits établis par l’autorité et les éléments de preuve à l’appui,

eb) la preuve présentée par le plaignant qui a été refusée par l’autorité et les motifs de ce refus,

ec) dans les cas où la décision est rendue en vertu d’une compétence discrétionnaire, les aspects et les faits pertinents au moment d’exercer cette compétence,

ed) les motifs de la décision de l’autorité ayant une expertise particulière,

ee) les règlements constituant le fondement de la décision,

ef) les règlements établissant la compétence de l’autorité exécutante;

f) le lieu et la date où la décision a été rendue, le nom et le titre du poste de la personne rendant la décision;

g) la signature de la personne rendant la décision et une estampille officielle (ibid.).

De plus, le représentant du HHC a affirmé qu’il n’est pas écrit dans la lettre si une copie du dossier d’enquête peut être demandée ou non (ibid.).

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucun renseignement allant dans le même sens que ceux présentés ci-dessus.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.

Références

Hongrie. S.d. Hungarian National Police. « In Case You Become a Victim of a Crime ». <http://www.police.hu/data/cms696467/In_case_you_become_a_victim_of_a_crime_1.pdf> [Date de consultation : 5 juin 2012]

Hungarian Helsinki Committee (HHC). 29 juin 2012. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Autres sources consultées

Sources orales : Les sources suivantes n’ont pu fournir de renseignements : un professeur de droit à la Eotvos Lorand University (ELTE), un membre de la Constitutional Court of Hungary, le Victim Support Department du Justice Service du Ministry of Public Administration and Justice. L’ambassade de Hongrie à Ottawa n’a pas répondu à une demande de renseignements dans les délais voulus. Les tentatives faites pour joindre les sources suivantes ont été infructueuses : le National Institute of Criminology, le National Police Headquarters et un avocat en droit international à l’ELTE.

Sites Internet, y compris : Hongrie – Ministry of the Interior, Ministry of Justice, National Institute of Criminology, National Police; Interpol; Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.



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