Serbie-et-Monténégro : information sur le traitement des Roumains de souche en Serbie (2002-janvier 2005).
Direction des recherches, Commission de l'immigration et du statut de réfugié, Ottawa
Les Roumains de la Serbie [traduction] « vivent en collectivités groupées, situées en Voïvodine, dans la région du Banat et dans la vallée du Timok, qui est encerclée par les rivières Timok et Morava, ainsi que par le Danube » (Rompres 24 avr. 2004).
En 2002, après la mise en oeuvre de la loi sur les droits et libertés des minorités, la plupart des groupes minoritaires ont mis en place des conseils nationaux (HRW janv. 2005), y compris les Roumains (Freedom House 30 nov. 2004). Ces conseils représentent les minorités auprès des autorités de la Serbie-et-Monténégro [traduction] « dans les domaines de l'éducation, de la langue et de la culture » (ibid.).
Freedom House mentionne que, même si [traduction] « les minorités culturelles et ethniques ont leurs propres partis politiques, ont accès à des médias dans leur langue maternelle et à différents types d'associations », leur taux de représentation au sein du gouvernement est inférieur à leur pourcentage dans la population (15 sept. 2004). Les Country Reports 2003 soulignent que certains Valaques, [traduction] « population romanisée de l'Europe centrale et orientale, qui comprend les Roumains, les Aroumains, les Istro-Roumains et les Megleno-Roumains » (Wikipédia 8 janv. 2005), se sont plaints du refus des représentants de l'Église orthodoxe serbe de célébrer des messes en valaque dans la collectivité de Bor (25 févr. 2004). Rompres signale que les Roumains de souche en Voïvodine [traduction] « jouissent d'une vie culturelle », mais qu'il y a des problèmes dans d'autres régions, comme la vallée du Timok (24 avr. 2004).
Durant son congrès qui s'est tenu dans le Nord-Est de la Serbie le 24 avril 2004, le Mouvement démocratique des Roumains de la Serbie (Democratic Movement of the Romanians in Serbia - MDRS) a déclaré que, même si la minorité roumaine jouit techniquement de certains droits, comme la tenue de cours et de messes en roumain, ces droits ne sont pas respectés dans la vallée du Timok, où demeurent la majorité des Roumains de souche (Rompres 26 avr. 2004). Toutefois, le président du MDRS a déclaré que la situation s'était améliorée depuis 1991, où le premier congrès s'était tenu dans la clandestinité (ibid.). Comparativement, le congrès d'avril 2004 a été couvert par des médias de la Roumanie et de la Serbie (ibid.).
Selon un article de Rompres, les Roumains de la vallée du Timok seraient des Valaques, c'est pourquoi le gouvernement de la Serbie-et-Monténégro ne peut leur accorder les mêmes droits qu'aux Roumains de souche (24 avr. 2004). Les Roumains de souche déploient actuellement des efforts afin que le gouvernement de la Serbie reconnaisse que les mots « Valaques » et « Roumains » renvoient à la [traduction] « même origine ethnique » (Rompres 24 avr. 2004). Le gouvernement de la Roumanie a récemment mentionné qu'il souhaitait augmenter son soutien envers les collectivités roumaines en Serbie-et-Monténégro et [traduction] « faire la promotion » d'organismes roumains au sein de la communauté internationale (ibid.).
Amnesty International (AI) souligne que [traduction d'AI] « les membres des minorités, ainsi que leurs biens, étaient [toujours] la cible d'attaques » (2004), tandis que Human Rights Watch (HRW) signale la présence de violence ethnique et religieuse dans la région de la Voïvodine en mars 2004 (janv. 2005). Toutefois, aucune de ces organisations ne mentionne les Roumains de souche en particulier (HRW janv. 2005).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Amnesty International (AI). 2004. « Serbia and Montenegro ». Amnesty International Report 2004. <http://web.amnesty.org/report2004/yug-summary-eng> [Date de consultation : 17 janv. 2005]
Country Reports on Human Rights Practices for 2003. 25 février 2004. Département d'État des États-Unis. Washington, DC. <http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2003/27.htm> [Date de consultation : 17 janv. 2005]
Freedom House. 30 novembre 2004. « Serbia and Montenegro ». Nations in Transit 2004. <http://www.freedomhouse.org/research/nattransit.htm> [Date de consultation : 17 janv. 2005]
_____. 15 septembre 2004. « Serbia and Montenegro ». Freedom in The World 2003. <http://www.freedomhouse.org/research/freeworld/2004/countryratings/serbia-montenegro.htm> [Date de consultation : 17 janv. 2005]
Human Rights Watch (HRW). Janvier 2005. « Serbia and Montenegro ». World Report 2005. <http://hrw.org/english/docs/2005/01/13/serbia9859.htm> [Date de consultation : 17 janv. 2005]
Rompres [Bucarest, en anglais]. 26 avril 2004. « Ethnic Romanians in Serbia-Montenegro Hold Third Congress ». (FBIS-EEU-2004-0426 27 avr. 2004/WNC)
_____. 24 avril 2004. « Government to Increase Support For Romanian Organizations in Serbia-Montenegro ». (FBIS-EEU-2003-0424 25 avr. 2004/WNC)
Wikipédia. 8 janvier 2005. « Vlachs ». <http://en.wikipedia.org/wiki/Vlachs> [Date de consultation : 18 janv. 2005]
Autres sources consultées
Sources orales : une source orale n'a pas répondu à une demande d'information dans les délais prescrits pour cette réponse (Comité Helsinki pour les droits de la personne en Serbie).
Sites Internet, y compris : AIMPress, Amnesty International, Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l'OSCE, Country Reports 2003, Le Courrier des Balkans, Institute for War and Peace Reporting, MINUK.