Réponses aux demandes d'information

​​​Les réponses aux demandes d’information (RDI) sont des rapports de recherches sur les conditions dans les pays. Ils font suite à des demandes des décideurs de la CISR.

La base de données contient les RDI en français et anglais archivées depuis sept ans. Les RDI antérieures sont accessibles sur le site Web European Country of Origin Information Network.

Les RDI publiées par la CISR sur son site Web peuvent contenir des documents annexés inaccessibles en raison de problèmes techniques et peuvent inclure des traductions de documents initialement rédigées dans d'autres langues que l'anglais ou le français. Pour obtenir une copie d'un document annexé et/ou une version traduite des documents annexés de RDI, veuillez en faire la demande par courriel.

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Les réponses aux demandes d'information (RDI) citent des renseignements qui sont accessibles au public au moment de leur publication et dans les délais fixés pour leur préparation. Une liste de références et d'autres sources consultées figure dans chaque RDI. Les sources citées sont considérées comme les renseignements les plus récents accessibles à la date de publication de la RDI.    

Les RDI n'apportent pas, ni ne prétendent apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile donnée. Elles visent plutôt à appuyer le processus d'octroi de l'asile. Pour obtenir plus de renseignements sur la méthodologie utilisée par la Direction des recherches, cliquez ici.   

C'est aux commissaires indépendants de la CISR (les décideurs) qu'il incombe d'évaluer les renseignements contenus dans les RDI et de décider du poids qui doit leur être accordé après avoir examiné les éléments de preuve et les arguments présentés par les parties.    

Les renseignements présentés dans les RDI reflètent uniquement les points de vue et les perspectives des sources citées et ne reflètent pas nécessairement la position de la CISR ou du gouvernement du Canada.    

26 mai 2016

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Éthiopie : information indiquant si les agents de sécurité de l’État ont des marques faciales ou des tatouages particuliers (2014-mai 2016)

Direction des recherches, Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada, Ottawa

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches a trouvé peu d’information sur les marques faciales des agents de sécurité de l’État.

D’après Tigrai Online , un média éthiopien en ligne, les gens de l’ethnie tigréenne utilisent la scarification faciale pour exprimer leur identité culturelle, notamment en pratiquant de petites incisions sur la tempe d’une personne pendant l’enfance (Tigrai Online 12 déc. 2012). Selon la même source, on peut aussi retrouver ces incisions sur les sourcils (ibid.). Dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un professeur adjoint en études africaines à la University of Florida, dont les recherches portent sur l’identité ethnique, la religion et la politique en Éthiopie, a expliqué que les agents de sécurité de l’État n’ont pas de marques faciales, mais que [traduction] « les Tigréens ont souvent deux courtes bandes taillées dans la chair sur le côté de l’un de leurs yeux […]; il s’agit toutefois d’une incision à caractère culturel. Le fait que de nombreux Tigréens fassent partie de l’Agazi - la police anti-émeute - pourrait être à l’origine de cette confusion » (professeur adjoint 22 mai 2016).

De même, dans une communication écrite envoyée à la Direction des recherches, un chercheur de Human Rights Watch a expliqué que [traduction] « les agents de sécurité de l’État en tant que tels » n’ont pas de marques faciales; cependant, « un nombre sans cesse croissant d’agents de sécurité de l’État appartiennent à l’ethnie tigréenne » (chercheur 24 mai 2016). D’après la même source,

[traduction]

[d]e nombreux Tigréens et Tigréennes ont deux cicatrices parallèles sur leurs tempes [près des yeux]. Dans certains cas, ces cicatrices se trouvent en bordure de leurs sourcils. Cette scarification se fait quand ils sont très jeunes; il arrive que les marques soient très évidentes quoique, parfois, elles ne le sont pas tellement. C’est l’un des moyens les plus faciles d’identifier physiquement un [individu] tigréen. À ma connaissance, les membres d’aucune autre des principales ethnies de l’Éthiopie n’ont ces cicatrices. Les femmes et les hommes, en particulier dans les zones rurales, ont parfois aussi un tatouage représentant une petite croix sur le front (ibid.).

De même, on peut lire sur le site Tigrai Online que [traduction] « les Tigréens sont les seuls […] à faire ces petites incisions droites en parallèle sur leur visage » (12 déc. 2012).

Parmi les sources qu’elle a consultées dans les délais fixés, la Direction des recherches n’a trouvé aucune autre information sur les marques faciales des agents de sécurité, y compris sur les paupières.

Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l’aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais fixés. Cette réponse n’apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d’une demande d’asile. Veuillez trouver ci-dessous les sources consultées pour la réponse à cette demande d’information.

Références

Chercheur, Human Rights Watch. 24 mai 2016. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Professeur adjoint, University of Florida. 22 mai 2016. Communication écrite envoyée à la Direction des recherches.

Tigrai Online . 12 décembre 2012. « Face Marks as Expression of Cultural Identity ». [Date de consultation : 25 mai 2016]

Autres sources consultées

Sources orales : professeur agrégé d’histoire et d’anthropologie de l’Afrique de l’Est, École des hautes études en sciences sociales; professeur d’études sur le développement, University of London; professeur de sociologie, University of Tennessee, Knoxville.

Sites Internet, y compris: ecoi.net; États-Unis – Department of State; Factiva; Minority Rights Group International; Nations Unies – Refworld.



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