Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada
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La CISR fête son 20e anniversaire : message du président

CISR-IRB 1989-2009Je suis heureux et honoré de vous souhaiter la bienvenue alors que nous soulignons et célébrons le 20e anniversaire de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR). Une telle occasion nous permet, tant aux commissaires qu’aux membres du personnel, de constater ce que nous avons accompli et de réfléchir aux défis qui nous attendent.

Au début de 1989, l’Union soviétique et la Yougoslavie étaient encore des pays souverains et le mur de Berlin divisait toujours l’Allemagne de l’Est de l’Allemagne de l’Ouest — du moins jusqu’en novembre de la même année. Les troupes soviétiques étaient encore déployées en Afghanistan en appui au gouvernement marxiste de l’époque. De plus, ni l’Inde ni la Chine n’étaient les puissances économiques qu’elles sont devenues aujourd’hui.

Les ordinateurs de poche, les téléphones cellulaires et les lecteurs de musique portatifs étaient encore un rêve.

Mais, malgré tous les changements que nous avons connus au fil des années, certaines choses doivent demeurer les mêmes et elles le restent.

En 1989, le Parlement créait la CISR, un tribunal administratif, responsable et indépendant, pour régler de manière efficace, équitable et conforme à la loi, les cas d’immigration et de statut de réfugié. Gordon Fairweather, un véritable pionnier, décédé à la fin de l’année dernière, a été le premier président de la Commission.

Aujourd’hui, 20 ans plus tard, nous poursuivons notre important mandat au nom des Canadiens de façon à refléter les valeurs humanitaires de notre pays et celles liées à la sécurité, ainsi que la primauté du droit et les obligations internationales du Canada.

Le personnel de la CISR reconnaît l’incidence profonde de nos actes et des répercussions des décisions que la CISR rend. C’est avec un profond sentiment d’engagement envers les personnes qui comparaissent devant nous et tous les Canadiens que nous exécutons nos importantes responsabilités.

Mais l’environnement dans lequel nous travaillons est complexe et imprévisible, tout comme le sont le nombre et le type de demandes que nous recevons et qui sont influencées par des tendances migratoires changeantes, des mouvements de réfugiés et d’autres facteurs qui échappent à notre contrôle, y compris les décisions de CIC et de l’ASFC. Au cours des 20 dernières années, la portée même de la détermination du statut de réfugié a changé avec l’adoption de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) en 2002, et sa définition élargie de personnes à protéger, et les décisions de la Cour fédérale et de la Cour suprême du Canada qui interprètent et appliquent notre loi.

Toutes les sections de la CISR connaissent une croissance importante de leur volume de travail, et cette tendance devrait se poursuivre, surtout à la Section de la protection des réfugiés (SPR), où le nombre de nouvelles demandes d’asile reçues est nettement supérieur à celui prévu au budget actuel.

Les tribunaux administratifs doivent être dynamiques et flexibles – prévoir les besoins toujours changeants et y répondre. Et nous avons, de toute évidence, réussi à démontrer notre capacité d’être flexibles et proactifs.

Je suis convaincu que la raison de notre succès dépend de toutes les personnes hautement qualifiées, pleines de compassion et dévouées qui composent la CISR. Nous avons tous, à la CISR, persévéré dans un milieu de travail parfois difficile en nous investissant toujours au maximum pour aider les personnes qui ont besoin de nous.

Nous avons eu la chance de recevoir un certain nombre de nouvelles nominations au cours des dernières semaines. Je m’engage à travailler avec notre ministre et son personnel à trouver des candidats qualifiés qui seront ajoutés à notre bassin pour des nominations à venir, à recommander le renouvellement de mandat à des commissaires méritoires, et à examiner les nouveaux besoins en matière de ressources afin de répondre aux pressions découlant d’une charge de travail accrue. Naturellement, c’est à nous que reviendra toujours la responsabilité de continuer à trouver des façons d’accroître notre efficacité et de faire en sorte que les membres du personnel et les commissaires puissent travailler ensemble dans un respect mutuel.

À cette fin, nous travaillerons en gardant à l’esprit les priorités stratégiques que nous avons établies pour 2009-1010. Nous nous efforcerons d’accroître encore davantage la capacité de règlement des cas et de gestion de l’arriéré de cas, de renforcer les liens avec les partenaires et les intervenants, et de continuer de bâtir une organisation intégrée, flexible et efficace. La réalisation de ces priorités fera de nous des personnes bien équipées pour répondre à tous les défis qui nous attendent.

Au cours de cette année, nous marquerons des étapes dans notre histoire, en reconnaissant nos succès et en saluant ceux qui ont rendu tout cela possible. À 20 ans, la CISR est encore jeune, mais pendant cette brève période, nos succès ont été nombreux, et ce, grâce au dévouement des commissaires et des membres du personnel de la CISR.

Et au cours des 20 prochaines années, nous continuerons à mettre en valeur notre ingéniosité et notre créativité pour effectuer les changements qui s’imposeront et à compter sur notre professionnalisme et notre intégrité pour tenir bon quand les choses devraient demeurer ce qu’elles sont. Chacun des membres du personnel contribue au succès de la Commission et je suis fier d’être le président d’une organisation qui fait preuve d’un tel professionnalisme.

Bonne fête CISR, Happy Anniversary IRB.

Brian Goodman
Président, CISR

 

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