Rapport financier trimestriel pour le trimestre terminé le 30 juin 2012

Compte rendu soulignant les résultats, les risques et les changements importants quant au fonctionnement, au personnel et au programme

Introduction

Ce rapport financier trimestriel a été préparé par la direction tel qu'exigé par l'article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Ce rapport doit être lu conjointement avec le Budget principal des dépenses et le budget supplémentaire des dépenses A, de même qu'avec le Plan d'action économique 2012 du Canada (Budget 2012). Le rapport n'a pas fait l'objet d'un audit  externe ou d'un examen.

La Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) est un tribunal administratif indépendant créé le 1er janvier 1989 par une modification à la Loi sur l'immigration. En 2002, la Loi sur l'immigration a été remplacée par la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés (LIPR), dont est tiré le mandat de chaque section de la CISR.

La mission de la CISR consiste à régler, de manière efficace, équitable et conforme à la loi les cas d'immigration et de statut de réfugié.

La CISR compte cinq activités de programme : Protection des réfugiés, Appels en matière d'immigration, Enquêtes et contrôles des motifs de détention, Appels des réfugiés ainsi que Services internes. L'activité de programme Services internes appuie les quatre autres activités.

Une description sommaire des activités de programme de la CISR se trouve dans la Partie II du Budget principal des dépenses.

Méthode de présentation du rapport

Ce rapport trimestriel a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L'état des autorisations joint à ce rapport inclut les autorisations de dépenser de la CISR accordées par le Parlement et utilisées par la CISR, de manière cohérente avec le budget principal des dépenses et le budget supplémentaire des dépenses A pour l'exercice 2012-2013. Ce rapport financier trimestriel a été préparé en utilisant un référentiel à usage particulier conçu pour répondre aux besoins d'information financière à l'égard de l'utilisation des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut dépenser sans l'autorisation préalable du Parlement. Les autorisations sont accordées par l'entremise de lois de crédits, sous forme de limites annuelles, ou par l'entremise de lois sous forme de pouvoirs législatifs de dépenser à des fins déterminées.

Dans le cadre des travaux des subsides du Parlement, le Budget principal des dépenses doit être déposé au Parlement le ou avant le 1er mars précédant le début du nouvel exercice. Le Budget 2012 a été déposé au Parlement le 29 mars,  après le dépôt du Budget principal des dépenses le 28 février 2012. Par conséquent, les mesures annoncées dans le Budget 2012 ne figurent pas dans le Budget principal des dépenses 2012-2013.

Pour l'exercice 2012-2013, des affectations bloquées dans les crédits ministériels seront établies par le Conseil du Trésor en vue d'empêcher que les fonds déjà réservés pour des mesures d'économies dans le Budget 2012 ne soient dépensés. Au cours des exercices suivants, les modifications aux autorisations ministérielles seront mises en œuvre par l'intermédiaire de la Mise à jour annuelle des niveaux de référence, approuvée par le Conseil du Trésor, et figureront dans les Budgets principaux des dépenses ultérieurs déposés au Parlement.

La CISR utilise la méthode de la comptabilité d'exercice intégrale pour la préparation et la présentation de ses états financiers annuels qui font partie du processus de rapport sur le rendement ministériel. Toutefois, les pouvoirs de dépenser votés par le Parlement sont encore en fonction d'une comptabilité axée sur les dépenses.

Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Changements importants aux autorisations

Au 30 juin 2012, les autorisations totales disponibles pour utilisation sont 145,4 millions de dollars comparativement à 153 millions de dollars pour le même trimestre de l'exercice précédent, représentant une diminution totale de 7,6 millions comme indiqué dans l'État des autorisations.

La diminution de 7,6 millions dans les autorisations totales est due au financement de transition pour mettre en œuvre la réforme.

Changements importants aux dépenses

La CISR a dépensé approximativement 20 % des ses autorités dans le premier quart de 2012-2013. Les dépenses ont diminué de 1,5 million de dollars (5 %) par rapport au même trimestre de l'exercice précédent. Cette diminution peut être attribuée principalement à une diminution des coûts liés au personnel et aux coûts liés aux  télécommunications.

Dépenses du premier trimestre en
proportion des crédits annuels 

[Format alternatif]

L'image illustre un graphique des dépenses du premier trimestre en proportion des crédits annuels.

L'axe vertical représente les dollars en millions et l'axe horizontal représente les exercices financiers 2012-2013 et 2011-2012.

Pour l'exercice financier 2012-2013, la première colonne représente les crédits de 145,4 millions et la deuxième représente les dépenses de 28,5 millions.

Pour l'exercice financier 2011-2012, la première colonne représente les crédits de 153,0 millions et la deuxième colonne représente les dépenses de 30,0 millions.

Risques et incertitudes

La CISR est tributaire des fonds reçus au moyen de crédits annuels. Par conséquent, ses activités sont touchées par tout changement en matière de financement approuvé par le Parlement. De plus, les activités de la CISR sont touchées par les changements à la législation, le rythme des nominations et renouvellements des mandats de gouverneur en conseil de la CISR et l'apport de nouveaux cas en matière d'immigration et de demandes d'asile.

Dans le Budget 2010, il a été annoncé que les budgets de fonctionnement des ministères et organismes seraient gelés aux niveaux de 2010-2011 pour les exercices 2011-2012 et 2012-2013. En conséquence, les augmentations de dépenses liées aux frais de personnel et autres frais de fonctionnement doivent être gérées à l'intérieur du budget alloué. De plus, un examen stratégique a été effectué ayant comme résultat une réduction budgétaire nette de 5,7 millions de dollars pour les exercices 2010-2011, 2011-2012 et 2012-2013 aux activités Protection des réfugiés, Enquêtes et contrôles des motifs de détention et Services internes. Les répercussions de ces réductions sur ces activités ont été gérées par l'entremise des mesures et des stratégies d'atténuation suivantes :

  • Les augmentations en frais de personnel occasionnées par les conventions collectives sont absorbées du fait de l'attrition qui se produit en raison de retraites et autres départs.
  • Les augmentations liées aux autres frais de fonctionnement sont gérées par la réaffectation des ressources d'éléments de moindre priorité à d'autres de plus grande priorité.

Changements importants quant au fonctionnement, au personnel et au programme

En date du 28 mai 2012, une partie des services et des dossiers de rémunération ont été transférés au nouveau Centre de la paie à Miramichi au Nouveau Brunswick dans le cadre du projet de regroupement des services de paye.

Mise en œuvre du Budget 2012

La présente section donne un aperçu des mesures d'économie annoncées dans le Budget 2012 et qui seront mises en œuvre dans le but de recentrer le gouvernement et les programme, de faciliter les rapports des Canadiens et des entreprises avec gouvernement ainsi que de moderniser et de rationaliser les services administratifs.

Dans la foulée du Budget 2012, la CISR réalisera des économies de 13,1 millions de dollars d'ici l'exercice 2014-2015 grâce à des mesures d'efficience et à des réductions touchant le programme, de manière à affecter les ressources de la Commission en concordance avec son mandat de base, en réduisant les activités lorsque les besoins diminuent, en transformant ses processus internes et en misant sur les regroupements et la rationalisation. Ces changements aideront la Commission à se concentrer sur la promotion de l'excellence en matière de gestion ainsi que sur la responsabilisation comme dans l'ensemble de l'administration publique.

Au cours de la première année de mise en œuvre, la CISR réalisera des économies de quelque 3,3 millions de dollars. Les économies grimperont à 6,3 millions de dollars en 2013-2014, de sorte que les économies permanentes se chiffreront à 13,1 millions de dollars d'ici 2014-2015.

Au cours des trois prochains exercices financiers, ces économies vont provenir des mesures suivantes : cessation des audiences à Ottawa; élimination de la mesure prévoyant la production de transcriptions des audiences de la nouvelle Section de la protection des réfugiés (SPR), dans les cas où la décision fait l'objet d'un appel à la Section d'appel des réfugiés (SAR); élimination de l'entrevue visant à recueillir des renseignements à la nouvelle SPR et réduction prévue du nombre d'appels interjetés à la SAR résultant de la législation adoptée par le Parlement.

Il n'y a eu aucune incidence des mesures du Budget 2012 au premier trimestre.

Approbation des cadres supérieurs

Approuvé par :

Brian Goodman,
président
Serge Gascon,
agent financier principal

Ottawa, Canada
31 août 2012


État des autorisations (non audité) - Exercice 2012-2013 (en milliers de dollars)

État des autorisations (non audité) pour 2012-2013
Crédits totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2013Note 1 Note 2 Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 30 juin 2012 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédit 10 - Dépenses nettes de fonctionnement 128 896 24 430 24 430
Autorisations législatives budgétaires - contributions aux régimes d'avantages sociaux des employés et dépenses des produits de la vente de biens excédentaires de l'État 16 468 4 117 4 117
Autorisations totales 145 364 28 547 28 547

État des autorisations (non audité) - Exercice 2011-2012 (en milliers de dollars)

État des autorisations (non audité) pour 2011-2012
Crédits totaux disponibles pour l'exercice se terminant le 31 mars 2012Note 1 Crédits utilisés pour le trimestre terminé le 30 juin 2011 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Crédit 10 - Dépenses nettes de fonctionnement 136 541 25 896 25 896
Autorisations législatives budgétaires - contributions aux régimes d'avantages sociaux des employés 16 459 4 116 4 116
Autorisations totales 153 000 30 012 30 012

De l'information supplémentaire est fournie dans le tableau ci-joint.

Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non audité) - Exercice 2012-2013 (en milliers de dollars)

Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non audité) pour 2012-2013
Dépenses Dépenses prévues pour l'exercice se terminant le 31 mars 2013Note 3 Dépenses durant le trimestre terminé le 30 juin 2012 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Personnel 109 846 24 293 24 293
Transports et communications 3 730 498 498
Information 75 29 29
Services professionnels et spéciaux 23 102 2 910 2 910
Location 830 669 669
Services de réparation et d'entretien 4 890 55 55
Services publics, fournitures et approvisionnements 925 64 64
Acquisition de matériel et d'outillage 1 710 21 21
Autres subventions et paiements 256 8 8
Dépenses budgétaires nettes totales 145 364 28 547 28 547

Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non audité) - Exercice 2011-2012 (en milliers de dollars)

Dépenses ministérielles budgétaires par article courant (non audité) pour 2011-2012
Dépenses Dépenses prévues pour l'exercice se terminant le 31 mars 2012 Dépensées durant le trimestre terminé le 30 juin 2011 Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre
Personnel 107 901 25 076 25 076
Transports et communications 3 530 831 831
Information 92 11 11
Services professionnels et spéciaux 29 032 2 941 2 941
Location 1 037 170 170
Services de réparation et d'entretien 6 048 682 682
Services publics, fournitures et approvisionnements 1 109 163 163
Acquisition de matériel et d'outillage 4 149 136 136
Autres subventions et paiements 102 2 2
Dépenses budgétaires nettes totales 153 000 30 012 30 012

Notes

Note 1

N'inclut que les Autorisations disponibles pour l'exercice et accordées par le Parlement à la fin du trimestre.

Retour à la référence de la note 1

Retour à la référence de la note 1

Note 2

Les « crédits totaux disponibles « ne tiennent pas compte des mesures annoncées dans le Budget 2012.

Retour à la référence de la note 2

Note 3

Les « Dépenses prévues » ne tiennent pas compte des mesures annoncées dans le Budget 2012.

Retour à la référence de la note 3